Il était une fois
le western
Le Western est l’un des legs essentiels des USA à la culture humaine. Généralement dans le western, il y a les bons, et les méchants. Et les bons finissent toujours par l’emporter sur les méchants. Le monde devrait ressembler au western ; avoir la simplicité du western.
Réalisation : Howard Hawks, Scénario : Jules Furthman ; Leigh Brackett ; B. H. McCampbell. 1959 ; 141 mn. Avec : John Wayne (John T. Grant, Shérif), Dean Martin (Dude, adjoint alcoolique du shérif), Angie Dickinson (La fille aux plumes), Ricky Nelson (Colorado Ryan), Walter Brennan (Stumpy, le gardien de la prison), Ward Bond (Pat Wheeler), John Russell (Nathan Burdette), Claude Akins (Joe Burdette), Pedro Gonzalez-Gonzalez (Carlos Remonte), Estelita Rodriguez (Consuela Remonte), Harry Carey Jr (Harold), Malcolm Atterbury (Jake), Walter Barnes (Charlie, le barman), Bob Steele (Matt Harris), Bing Russell (le cowboy tué dans le saloon)
Un grand western avec John Wayne et Dean Martin.
La musique nostalgique avec la guitare et l'harmonica, Angie Dickinson merveilleuse. Tout le romantisme du western ancien.
"My Rifle, My Pony and Me". Chanson, avec Dude (Dean Martin, chant), Colorado (Ricky Nelson, chant et guitare), Stumpy (Walter Brennan, harmonica) :
« The sun is sinking in the west
The cattle go down to the stream
The redwing settles in the nest
It's time for a cowboy to dream
Purple light in the canyons
That's where I long to be
With my three good companions
Just my rifle, pony and me. »
Film inscrit en 2014 au National Film Registry pour être conservé à la bibliothèque du Congrès.
La Prisonnière du désert. Réalisation: John Ford; Scénario : Frank Nugent. 1956 ; 118'. Avec : John Wayne (Ethan Edwards), Jeffrey Hunter (Martin Pawley), Vera Miles (Laurie), Ward Bond (capt Clayton), Natalie Wood (Debbie Edwards), John Qualen (Lars), Olive Golden (Ma), Harry Carey (Brad), Henry Brandon (chef indien Éclair), Ken Curtis (Charlie McCorry), Patrick Wayne (lt Greenhill), Dorothy Jordan (Martha), Walter Coy (Aaron Edwards), Pippa Scott (Lucy), Robert Lyden (Ben)
Ethan, accompagné de Martin, recherche ses nièces capturées par les Comanches, après le massacre de leurs parents. Synopsis officiel
WB, poursuit : « Tel est le point de départ de ce western qui figure parmi les plus beaux de l’histoire du cinéma. John Ford offre à John Wayne l’un des rôles les plus puissants et les plus séduisants de sa carrière. »
Ford a voulu, courageusement, dénoncer le racisme anti Amérindiens dans ce western.
Mais… quelques actions des Comanches ici ne risquent-elles pas d’apparaitre à contretemps? Même s’il y a un fond de vérité dans la cruauté de certains faits de guerre. Même si on considère qu’il s’agit de la lutte d’un peuple contre son colonisateur.
C’est vrai, l’image des Américains ne sort pas grandie: massacre avec femmes et enfants, commerces douteux avec les Indiens. Et surtout Ethan est un personnage odieux même en tenant compte de son malheur et son désir de vengeance.
Formellement, la beauté des décors est remarquable. Sur le fond, deux réactions positives d’Ethan à la fin, confirment le projet initial et font de ce film un témoignage marquant et un grand western.
La Charge héroïque. Réalisation: John Ford; Scénario: Frank Nugent, Laurence Stallings. 1949; 103'. Avec: John Wayne (Cpt Nathan Brittles), Victor McLaglen (Sgt Quincannon), Ben Johnson (Sgt Tyree), Joanne Dru (Olivia Dandridge, nièce mjr), John Agar (Lt Flint Cohill), Harry Carey (S-lt Ross Pennell), Mildred Natwick (Abby Allshard, femme mjr), George O'Brien (mjr Mac Allshard), Arthur Shields (Dr O'Laughlin), Michael Dugan (Sgt Hochbaue), Noble Johnson (Chef Red Shirt)
Le capitaine Brittles, à la veille de la retraite, entreprend sa dernière mission : escorter madame Allshard et la jeune Olivia Dandridge nièce du major. Après avoir mis les deux femmes en sécurité, il décide de rejoindre la cavalerie afin de l’aider une dernière fois contre les indiens…
Un western nostalgique sur les soldats arrivés seuls, par choix ou par deuil, au seuil de la retraite en n’ayant connu que l’armée. Le temps des adieux, et un hommage à la cavalerie Américaine, ses traditions d’honneur … et même le respect de l’adversaire Indien.
Hombre. Réalisation : Martin Ritt ; Scénario : Irving Ravetch , Harriet Frank Jr. 1967 ; 11 mn. Avec : Paul Newman (John Russell), Fredric March (Dr Alex Favor), Richard Boone (Cicero Grimes), Diane Cilento (Jessie), Cameron Mitchell (Frank Braden), Barbara Rush (Audra Favor), Peter Lazer (Billy Lee Blake), Margaret Blye (Doris Blake), Martin Balsam (Henry Mendez), Skip Ward (Steve Early), Frank Silvera (bandit mexicain), David Canary (Lamar Dean), Val Avery (Delgado), Larry Ward (soldat sans arme)
John Russell, homme Blanc, a été recueilli et élevé par les Apaches. Il a ensuite été adopté par un Blanc. A la mort de ce dernier, il vend son héritage au profit des Indiens et décide de retourner chez ces derniers. Pour cela il entreprend un voyage en diligence mouvementé.
Hombre n’est pas un Western qui brille uniquement par l’action. Il laisse entrevoir une page un peu méconnue du martyre des Amérindiens : les Blancs corrompus qui se sont enrichis en les affamant au mépris de la dignité humaine de ces peuples.
Ne serait-ce que pour cela, Hombre doit être considéré comme un grand Western.
L'Homme des hautes plaines. Réalisation: Clint Eastwood ; Scénario: Ernest Tidyman. 1973 ; 105'. Avec: Clint Eastwood (L'Étranger, Jim Duncan), Billy Curtis (Mordecai, le nain), Mitchell Ryan (Dave Drake juriste), Ted Hartley (Lewis Belding, hôtelier), Geoffrey Lewis (Stacey Bridges, chef des voleurs), Verna Bloom (Sarah Belding, hôtelière), Marianna Hill (Callie Travers), Walter Barnes (shérif Sam Shaw), Stefan Gierasch (maire Jason Hobart), Mariana Hill (Callie Travers), Jack Ging (Morgan Allen), Scott Walker (Bill Borders, chef de la milice), Robert Donner (prêcheur et pasteur), William O'Connell (barbier)
Dans la petite ville de Lago, un inconnu arrive. Accueilli avec méfiance et provoqué par trois individus, il les tue. Il est alors sollicité pour défendre la ville menacée par des hors-la-loi. Il accepte en réclamant en contrepartie les pleins pouvoirs.
John Wayne m'a une fois écrit une lettre disant qu'il n'aimait pas High Plains Drifter. Il disait que ce n'était pas vraiment sur les pionniers de l'Ouest. J'ai compris que nous étions de deux générations différentes, et qu'il ne comprenait pas ce que je faisais. Clint Eastwood
Un western violent, par moment amoral, comme pour exorciser la faute de toute une communauté. Ce qui, peut à juste titre, choquer la vieille école du "bon" justicier de l’Ouest.
Duel au soleil. Réalisation: King Vidor ; Scénario: Oliver H.P. Garrett, David O. Selznick. 1946 ; 129'. Avec: Jennifer Jones (Pearl Chavez), Gregory Peck (Lewton Mc Canless), Joseph Cotten (Jess Mc Canless), Lionel Barrymore (Sénateur Jackson Mc Canless), Herbert Marshall (Scott Chavez), Lillian Gish (Laura Belle Mc Canless), Walter Huston (Sinkiller), Charles Bickford (Sam Pierce), Harry Carey (Lem Smoot), Joan Tetzel (Helen Langford), Tilly Losch (Ehefrau), Butterfly McQueen (Vasht), Otto Kruger (M. Langford), Charles Dingle (Le shérif Hardy)
Après l’exécution de son père, pendu pour avoir tué sa femme et son amant, Pearl Chevez part retrouver de la famille au Texas. Mais sa peau métissée lui vaut de connaître l’hostilité de certains et sa beauté d’attiser les tensions familiales … Synopsis officiel
Un western original. Ici la femme est omniprésente ; elle prend même la place primordiale qui lui est due comme dans la vie courante.
L’opposition entre le bien et le mal existe ici aussi. Mais en dehors des canons habituels du western.
"Duel in the Sun" illustre un drame intemporel, vu dans le Far West à l’époque des pionniers.
Il était une fois dans l'Ouest. To: C'era una volta il West. Réalisation: Sergio Leone ; Scénario: Sergio Leone, Sergio Donati, Dario Argento, Bernardo Bertolucci. Musique : Ennio Morricone. 1968 ; 165'. Avec: Claudia Cardinale (Jill McBain), Henry Fonda (Frank), Jason Robards (Cheyenne), Charles Bronson (Harmonica), Gabriele Ferzetti (Morton), Frank Wolff (Brett McBain), Lionel Stander (barman), Keenan Wynn (shérif de Flagstone)
Dans une petite gare de l’Ouest des hommes de main sont chargés de s’occuper d’un arrivant qui n’a qu’un mot en bouche "Où est Frank ?" Non loin de là, Frank et une autre partie de ses hommes décident de mettre en œuvre la solution définitive du problème posé par la famille McBain propriétaire terrien.
-Morton m’a dit un jour que je ne serai jamais comme lui. Je comprends maintenant pourquoi. Moi ça m’ennuie de te savoir vivant ; lui t’aurait ignoré.
-Tu découvres que tu n’es pas un homme d’affaire.
-Un homme tout court.
-C’est une race très ancienne. Mais d’autres Morton viendront et essaieront de l’éteindre.
-L’avenir ne nous intéresse plus. Je suis venu parce qu’aujourd’hui enfin, tu vas me dire ce que tu veux.
-Alors, juste avant de mourir.
-Je sais bien …
Le rythme du film devait rappeler le dernier souffle que tout être laisse échapper avant de mourir. Once Upon a Time in the West, du début jusqu’à la fin, est une danse avec la mort. Tous les personnages du film, excepté celui interprété par Claudia, sont conscients du fait qu’ils n’en sortiront pas vivants. Sergio Leone
Un chef-d’œuvre absolu. Un hommage à l’ancien western, face au monde moderne débutant. Les Américains ne s’y sont pas trompés en honorant en 2009, le film par le National Film Registry pour être conservé à la Bibliothèque du Congrès.
L'Étrange Incident. Réalisation: William Wellman; Scénario: Lamar Trotti. 1943 ; 75'. Avec: Henry Fonda (Gil Carter), Dana Andrews (Martin), Mary Beth Hughes (Rose Mapen), Anthony Quinn (le Mexicain), William Eythe (Gerald), Harry Morgan (Art Crofts), Jane Darwell (Ma Grier), Matt Briggs (juge Daniel Tyler), Harry Davenport (Arthur Davies), Frank Conroy (Major Tetley), Marc Lawrence (Jeff Farnley), Paul Hurst (Monty Smith), Victor Kilian (Darby), Chris-Pin Martin (Poncho), Francis Ford (Halva Harvey), Willard Robertson (shérif)
En 1885, dans un village du Nevada, un homme annonce que le fermier Kinkaid a été assassiné. Un autre donne une autre version des faits. Le shérif étant absent, le meilleur ami de Kinkaid, aidé d'un commandant sudiste et d'un shérif adjoint, vont former une milice malgré l'opposition du juge.
(Synopsis officiel)
Un réquisitoire contre la rumeur conduisant à l’hystérie collective, le jugement rapide et pouvant aller jusqu’au lynchage.
Le film fut boudé par le public Américain. Ce n’est pas particulièrement surprenant dans un pays dont la constitution accorde à tout citoyen le droit de posséder une arme d’autodéfense. L’attribution en 1998 du National Film Registry pour être conservé à la Bibliothèque du Congrès en revêt une valeur spéciale.
Pendez-les haut et court. Réalisation: Ted Post; Scénario: Leonard Freeman, Mel Goldberg. 1968 ; 114'. Avec: Clint Eastwood (Jed Cooper), Inger Stevens (Rachel Warren), Pat Hingle (juge Adam Fenton), Ed Begley (Capt Wilson), Charles McGraw (Shérif Ray Calhoun), Bruce Dern (Miller), Ben Johnson (Marshall Dave Bliss), Arlene Golonka (Jennifer, prostituée), Ruth White (Mme Sophie), Bob Steele (Jenkins), Alan Hale (Matt Stone), Jonathan Lippe (Tommy), Bruce Scott (Billy Joe), Dennis Hopper (le "prophète"), James MacArthur (prêcheur), Bert Freed (bourreau)
Accusé à tort de vol de bétail et de meurtre, Jed Cooper a été pendu et laissé pour mort. Sauvé in extremis, il revient pour se venger des "justiciers".
Synopsis officiel
Moi, des erreurs ? Oh, j’en ai fait, sans aucun doute. Sans aucun doute aussi, plusieurs fois sur mon siège, j’ai prié pour qu’il se trouve quelqu’un entre moi et le Tout-Puissant. Un homme avec le pouvoir de dire "Ici, tu fais une erreur". Mais jusqu’à ce que ce territoire se transforme en état, je représente l’ordre, la loi. Alors, aidez-moi Cooper, à faire de ce territoire abandonné de Dieu, un état où aucun homme ne puisse se faire justice lui-même. Juge Fenton
Un western où il n’y a pas seulement la violence et la vengeance. Et qui dit plus qu’il n’y parait.
La Horde sauvage. Réalisation: Sam Peckinpah; Scénario: Walon Green, Roy Sickner, Sam Peckinpah. 1969 ; 145'. Avec: William Holden (Pike Bishop), Ernest Borgnine (Dutch Engstrom), Robert Ryan (Deke Thornton), Edmond O'Brien (Freddie Sykes), Warren Oates (Lyle Gorch), Jaime Sánchez (Angel), Ben Johnson (Tector Gorch), Emilio Fernández (gnl Mapache), Fernando Wagner (commandant Frederick Mohr), Strother Martin (Coffer), L Q Jones (TC), Albert Dekker (Pat Harrigan), Bo Hopkins (Crazy Lee)
Au début du siècle dans mine petite ville du sud du Texas proche de la frontière mexicaine, une bande de pillards s’apprête à attaquer les bureaux de la Compagnie de Chemins de Fer. Mais des chasseurs de prime veillent. L'affrontement dégénère et seuls cinq survivants parviennent à se rendre au Mexique alors dévasté par une guerre civile. Le règlement the compte final n’en sera que plus brutal. Synopsis officiel
Le commentaire de WB continue :
Ce western signé Sam Peckinpah, cinéaste de la violence, éclate d’une formidable puissance. Peinture de l’agonie de L’Ouest, de ces hommes qui tuent pour rester libres, fresque sauvage, chant funèbre …
Comme pour s’expliquer sur cette brutalité, Sam Peckinpah déclarait :
« J’ai réalisé La Horde sauvage parce que j’étais très en colère contre toute une mythologie hollywoodienne, contre un romantisme de la violence ».
Tout en reconnaissant que l’art ne doit pas être censuré par les sensibilités individuelles que certains jugent excessives, il convient de ne pas balayer d’un revers de main la notion d’image susceptible d’être traumatisante. Je ne pense pas qu’une telle œuvre soit inoffensive pour tout le monde.
La Chevauchée fantastique. Réalisation: John Ford ; Scénario: Dudley Nichols. 1939 ; 97'. Avec: Claire Trevor (Dallas), John Wayne (Ringo Kid), Andy Devine (Buck Rickabaugh), John Carradine (Hatfield), Thomas Mitchell (Dr Josiah Boone), Louise Platt (Lucy Mallory), George Bancroft (shérif Curly Wilcox), Donald Meek (Samuel Peacock), Berton Churchill (Henry Gatewood), Tim Holt (lnt Blanchard), Tom Tyler (Luke Plummer)
En 1885, les Indiens menacent le camp de Tonto en Arizona. Un groupe de civils est évacué par diligence. A son bord : un médecin alcoolique, un représentant en whisky, une prostituée, un joueur professionnel, l’épouse enceinte d’un officier de cavalerie, un banquier, et enfin un shérif à la poursuite du célèbre hors-la-loi Ringo Kid.
Synopsis officiel
L’un des tout premiers westerns. Les voyageurs sont un microcosme avec ses préjugés et ses rapports humains. Il y a cette fuite épique devant les Indiens, la vengeance, et quelques élans de tendresse.
Tout le romantisme du Far West.
Le Sergent noir. Réalisation: John Ford; Scénario: James Warner Bellah, Willis Goldbeck. 1960; 111'. Avec: Woody Strode (Sgt Braxton Rutledge), Jeffrey Hunter (Lt Tom Cantrell), Constance Towers (Mary Beecher), Billie Burke (Mrs Cordelia Fosgate), Juano Hernández (Sgt Matthew Luke Skidmore), Willis Bouchey (Cnl Otis Fosgate), Carleton Young (Capt Shattuck), Judson Pratt (Lt Mulqueen), Cliff Lyons (Sam Beecher), Mae Marsh (Mrs Nellie Hackett), Toby Marshals (Lucy Dabney)
Arizona, 1881. Le Sergent Rutledge, soldat noir, est accusé du viol d'une jeune fille blanche et du meurtre de son père. Il est alors jugé en cours martiale. Qui de l'accusation, qui dresse un portrait accablant et raciste du sergent, ou de Mary Beecher, seul témoin à décharge, saura convaincre le juge et faire éclater la vérité ?
Synopsis officiel
Ford, who attacked racism in “The Searchers”, explores similar territory in this land mark western, the power of which still rings out with uncommon force decades later. Official commentary
Les soldats Noirs de l’US Army, souvent regroupés en régiments monocolores, ont combattu comme leurs collègues Blancs les Indiens. Avec la même ardeur dictée par leur bonne conscience de se battre pour une cause juste.
Le Western en a rarement parlé.
Un homme est passé. Réalisation: John Sturges ; Scénario: Don McGuire, Millard Kaufman, Howard Breslin. 1955; 81'. Avec: Spencer Tracy (John J. Macreedy), Robert Ryan (Reno Smith), Anne Francis (Liz Wirth), Dean Jagger (Shérif Tim Horn), Walter Brennan (Doc T.R. Velie Jr), John Ericson (Pete Wirth), Ernest Borgnine (Coley Trimble), Lee Marvin (Hector David), Russell Collins (M Hastings), Walter Sande (Sam, propriétaire du café)
A Black Rock, petite ville perdue de l’Ouest, un train s’arrête pour la première fois depuis quatre ans. L’étranger qui en descend suscite la curiosité des habitants ; puis l’hostilité dès qu’il prononce le nom du lieu voisin qu’il désire visiter.
La stigmatisation aveugle de tous ceux qui ont une attache avec une partie en conflit avec le pays, ici les Japonais. Le prétexte justifiant l’ignominie.
Western anachronique, ou crépusculaire, ce film n’a pas eu le succès qu’il méritait. Peut-être parce que, de façon inavouée, on n’aimait pas ce qu’il disait, dans une Amérique maccarthiste préoccupée essentiellement par sa peur et son souci de sécurité.
Danse avec les loups. Réalisation: Kevin Costner ; Scénario: Michael Blake. 1990; 181'. Avec: Kevin Costner (Lt Dunbar/DancesWW), Mary McDonnell (StandsWithAFist), Graham Greene (KickingBird), Rodney A (WindInHisHair), Floyd Westerman (TenBears), Jimmy Herman (StoneCalf), Robert Pastorelli (Timmons), Tantoo Cardinal (ChâleNoir), Charles Rocket (Lt Elgin), Maury Chaykin (Mr Fambrough), Nathan Lee (SouritBeaucoup), Michael Spears (Loutre)
Le lieutenant Dunbar, héro de la guerre de Sécession demande un poste reculé à la limite des terres indiennes. Il s’y retrouve seul, à côté d’une tribu de Sioux et d’un loup solitaire Il arrive à lier amitié avec les deux.
Dialogue KickingBird StandsWF :
-Tu es heureuse ici, avec ma famille ?
-Oui. Mon mari me manque.
-Peut-être te remarieras-tu ? Les Blancs viennent de partout. Bientôt ils seront ici. Celui qui est seul dans l’ancien fort, je pense que son cœur est bon.
-J’ai peur du Blanc qui est au fort. J’ai peur qu’il dise aux autres que je suis ici. J’ai peur qu’ils me fassent partir d’ici.
-Tous les guerriers se battraient s’ils essayaient ça. Il ne parle pas sioux, essaie de lui parler dans sa langue.
-Il y a si longtemps que je n’ai pas parlé cette langue. Je ne sais pas si je peux.
-Tu peux. Essaie.
-Je ne sais pas, c’est mort en moi.
-Je ne le demande pas pour moi, mais pour toute la tribu.
On entre dans un village sioux. On y découvre leur quotidien, leurs soucis, jeux, plaisanteries, amours, querelles.
L’un des Western les plus émouvants jamais réalisés. Un déchirant hommage aux Amérindiens. Une œuvre d’une profonde humanité.