Satyajit Ray
                                      1921-1992 
 If someone were to ask me why I make films, I wouldn't find it easy to answer. Not because there aren't any good and right reasons for my making them, but because there are so many.  
I  think the truest answer would be that I make films for the love of it. I enjoy every moment of the filmmaking process. I write my own scenario and my own dialogue. And, I find it fascinating to do so.                                                        Satyajit Ray

 On August 7, 1941, in Calcutta, a man died. His mortal remains perished, but he left behind him a heritage which no fire could consume. It was a heritage of words and music and poetry, of ideas and of ideals and it has the power to move us today and in the days to come. We, who owe him so much, salute his memory… 
                                                                                                              
 Satyajit Ray's narration for his documentary, Rabindranath Tagore
 The quiet but deep observation, understanding and love of the human race, which are characteristic of all his films, have impressed me greatly… I feel that he is a ‘giant’ of the movie industry. Not to have seen the cinema of Ray means existing in the world without seeing the sun or the moon.                                                                      Akira Kurosawa
T.O.: Pather panchali (Song of the Road). Réalisation, Scénario: Satyajit Ray, Bibhutibhushan,  Bandopadhyay. Musique: Ravi Shankar. 1955; 126'. Avec: Kanu Banerjee (Harihar), Karuna Banerjee (Sarbajaya), Runki Banerjee (child Durga), Chunibala Devi (Indir Thakrun), Reba Devi (Sejo Thanrun), Aparna Devi (Nilmoni’s wife), Tulsi Chakravarty (Prasanna childteacher), Benoy Mukherjee (Baidyanath Majumdar), Haren Banerjee (Srinibas, sweet seller), Harimohan Nag (Doctor), Haridhan Nag (Chakraborty), Nibhanoni Devi (Dasi), Kshirod Roy (Priest), Roma Gangoli (Roma)
 Le prêtre appauvri Harihar Ray père de l’enfant Apu, rêvant d'une vie meilleure pour sa famille, les laisse dans son village rural du Bengale pour aller chercher du travail.
 Seigneur, le jour est fini et le soir tombe/  Amenez-moi à l’autre rive  
Ils disent que vous êtes le seigneur de la traversée/  Je vous appelle 
 Seigneur, le jour est fini et le soir tombe/  Amenez-moi à l’autre rive
Prenez ces âmes/  Qui n’ont pas un bien à leur nom 
Je suis un pauvre mendiant/  Sans un seul bien à mon nom

PATHER PANCHALI (SONG OF THE LITTLE ROAD) 
 A poetic and intense portrait of an impoverished Brahmin family living in rural Bengal, the film focuses on their young son Apu as he apprehends the beauty and cruelty of the world around him.
                         
Seminar to celebrate 60 years of Pather Panchali
 Un regard décomplexé, baigné de tendresse, sur les problèmes, la pauvreté d’une famille qui a gardé la foi et la dignité. Un style épuré et un grand film dès ce premier jet. Les débuts de l'immense Ray.
Meilleur film étranger  USA;  Prix du document humain  Cannes;  BFI USA
T.O.: Aparajito (The Unvanquished). Réalisation, Scénario: Satyajit Ray,  Kanailal Basu. Musique: Ravi Shankar. 1956; 117'. Avec: Kanu Banerjee (Harihar), Karuna Banerjee (Sarbajaya), Smaran Ghosal (Apu teenager), Santi Gupta (Lahiri’s wife), Ramani Sengupta (Bhavataran), Ranibala (Teli), Sudipta Roy (Nirupama) , Ajay Mitra (Anil), Charuprakash Ghosh (Nanda Babu), Subodh Ganguly (Headmaster), Mani Srimani (School inspector), Hemanta Chatterjee (Professor), Kali Banerjee (Kathak), Lalchand Banerjee (Lahiri), K.S. Pandey (Pandey), Meenakshi Devi (Pandey’s wife), Anil Mukherjee (Abinash), Harendra Kumar Chakvarty (Doctor)
 Dans ce deuxième volet de la trilogie, Apu a 10 ans et est devenu un élève brillant. Il décroche une bourse et part étudier à Calcutta, laissant sa mère seule et inquiète.
 Où se trouve la contée la contrée la plus verte de toutes ? Où tes pieds peuvent-ils fouler une herbe plus douce ? La contrée la plus verte de toutes, c’est notre Bengale, notre Bengale à nous.
 Où la grive et le rouge-gorge chantent-ils ? Où les tisserins font-ils leur nid ? Où les hirondelles réclament-elles la pluie ? Dans notre Bengale, notre Bengale à nous, la contrée la plus verte de toutes.
 Dans quelle contrée parle-t-on une langue qui emplit notre âme de désir ? Où entend-on ces claires tonalités de la chouette dont le cœur chante ?
 Apu voyage, s’éveille à la vie, aux responsabilités en dépit des épreuves. Son ouverture au monde l’amène à opter pour les études, la science au détriment de la tradition religieuse de son ascendance.
Lion d'or,     FIPRESCI Venise;                  Bodil Awards  Danemark
T.O.: Apur Sansar (The World of Apu). Réalisation, Scénario: Satyajit Ray, Bibhutibhushan, Bandopadhyay. Musique: Ravi Shankar. 1959; 105'. Avec: Soumitra Chatterjee (Aru), Sharmila Tagore (Aparna), Alok Chakravarty (Kajal), Swapan Mukherjee (Pulu), Dhiresh Majumdr (Apu’s father-in-law), Sefalika Devi (mother-in-law), Dhiren Ghosh (Landlord), Tusar Banerjee (Groom)
Apu, jeune étudiant est obligé d’interrompre son cursus par manque d’argent. Il connait le chômage et essaie d’écrire pour publier…
La Trilogie d’Apu finit ici sur une note émouvante, tendre et mélancolique. Mais qui est l’espoir d’un nouveau départ, d’une nouvelle vie…
Best Foreign Language FilmI National Board of Review, USA
T.O.: Devi (The Goddess), La DéesseRéalisation, Scénario: Satyajit Ray, Prabhat Kumar Mukherjee. Musique: Ali Akbar Khan. 1960; 95'. Avec: Chhabi Biswas (Kalikinkar Roy), Soumitra Chatterjee (Umaprasad), Purnendu Mukherjee (Taraprasad), Sharmila Tagore (Dayamoyee, Umaprasad’s wife), Karuna Banerjee (Harasundari, Taraprasad’s wife) Arpan Chakravarty (Khoka), Anil Chatterjee (Bhudeb), Kali Sarkar (Professor Sarkar) Md Israil (Nibaran), Khagesh Chakravarty (Kaviraj), Nagendranath Kabya (Priest), Santa Devi (Sarala)
 Au début du 19e siècle, un riche propriétaire terrien vie dans l’adoration de la déesse Kali. Ses deux fils n’ont pas tout à fait la même attitude.
-Vous voulez connaitre vos autres péchés ? Vous avez placé le fardeau écrasant de la divinité sur ma femme.
-
Ne dis pas ça ! 
-Je ne sais pas ce que vous avez gagné, mais vous l’avez mise sur le chemin de la destruction.

 I'm not conscious of belonging to any caste at all at any time. So I have nothing to defend in caste at all, nothing at all. Or in orthodoxy. I'm firmly against that kind of orthodoxy which is based purely on religion because I don't consider religion to be that important. What can you say in favour of orthodoxy which creates this division between people? And puts up a wall which is so artificial?                 Satyajit Ray
 Un bref regard sur la religiosité dans l’Inde en voie de développement du milieu du 20e siècle.
 Qu’en est-il de l’Inde spatiale actuelle ?
T.O.: Teen Kanya (Three Daughters), Trois FillesRéalisation, Scénario: Satyajit Ray, Rabindranath Tagore. 1961; 173'. Avec: Anil Chatterjee (Nandalal), Chandana Banerjee (Ratan), Nripati Chatterjee (Bisay), Khagen Pathak (Khagen), Gopel Sen (Bilash)
 Adaptation de trois nouvelles de Rabindranath Tagore.
Le Directeur de la poste d’un petit village apprend à lire à sa jeune servante. Les Bijoux perdus raconte l'obsession d'une jeune femme pour ces joyaux.
La Conclusion est l'amour d'un jeune étudiant pour une fille rebelle.
-Où étais-tu ?                               -Près du chariot. 
-Pourquoi ?                                  -Mon écureuil était là.                   
    ... !
-Nous ne sommes pas habitués à beaucoup de choses, mais nous devons nous adapter aux choses qui changent. Nous devons changer nos anciennes habitudes. 
-Pourquoi m’as-tu enfermée ?     -Mrinmo …                
-Tu me laisses sortir ?!                 -Personne ne fait ça !
-Moi je le fais, J’aime ça. Je suis heureuse de le faire. Est-ce que tout le monde doit être pareil ? 
 I think I have perhaps a subconscious conviction about women; that they are basically more honest, more forthright, because physically they are weaker sex, they are perhaps certain compensating factors in the general make up of their characters.                                          Satyajit Ray
 Un regard plein de tendresse sur trois femmes dans différentes périodes de leur vie, et dans des situations différentes.
Réalisation, Scénario: Satyajit Ray, Narendranath Mitra. Musique: Satyajit Ray et Rabindranath Tagore. 1964; 117'. Avec: Soumitra Chatterjee (Amal), Madhabi Mukherjee (Charulata), Sailen Mukherjee (Bhupati, mari), Syamal Ghosal (Umapada), Gitali Roy (Mandakini), Bholanath Koyal (Braja), Suku Mukherjee (Nisikanta), Dilip Bose (Sasanka), Subatra Sensharma (Motilal), Joydeb (Nilatpal)
 A la fin du 19e siècle, la riche bourgeoise Charulata se sent négligée par son mari très occupé. Ce dernier demande à son cousin Amal de tenir compagnie à la belle et à encourager son intérêt littéraire.
Je te connais, je te connais / Oh mademoiselle, Oh belle étrangère. / Tu habites au-delà des sept mers, / Oh belle étrangère… / Je t’ai vue un jour d’automne, / Et encore une nuit de mai. / Je t’ai vue dans le fond de mon cœur, / Oh toi, belle étrangère. / J’ai tendu l’oreille vers le ciel, / J’ai entendu ta voix. / Je ne peux nier mon amour pour toi, / Oh, belle étrangère.                     [Chant d'Amal avec piano]
-Mon premier cheveu blanc.. Charu, ma femme chérie, tu n’écris plus ?  - … 
-Tu sais pourquoi j’aime tant tes écrits ?                                                   
- Pourquoi ? 
-Parce que je les comprends. Les autres, je ne les comprends pas.
 Le scénario est tiré de la nouvelle "Nastanirh" (Le nid brisé) publiée en 1901 par Rabindranath Tagore. Ray nous montre une banale histoire de rencontre, mais merveilleusement racontée. A un moment, Charu a l’idée d’un essai, elle commence spontanément par le titre « Le nid du coucou » ; elle se ravise, barre le mot nid et l’intitule finalement « La peine du coucou ». Toute la compréhension, muette, entre deux êtres est dans cette rectification. Deux êtres d’une haute tenue morale, qu’on peut élargir à trois individus qui ont fini par accepter et atteindre une certaine hauteur humaine.
 Une œuvre admirable.
Prix de l'OCIC ,  Ours d'Argent  Berlin
T.O.: Kapurush (The Coward), Le LâcheRéalisation, Scénario: Satyajit Ray, Premendra Mitra. Musique: Satyajit Ray. 1965; 70'. Avec: Soumitra Chatterjee (Amitabha Roy), Madhabi Mukherjee (Karuna Gupta), Haradhan Banerjee (Bimal Gupta)
 Scénariste à Calcutta, Amitabha Roy doit se rendre dans une région. Sa voiture en panne, il doit accepter l'hospitalité d'un planteur de thé.
-Karuna, aurais-tu des somnifères ? 
-… Je vais voir… 
-Ne prends pas plus de deux. 
-Et si je le fais ? 
-Je ne pense pas que tu le feras.

 Tous les lâches sont romanesques et romantiques, ils s'inventent des vies à reculons, pleines d'éclats, campéadors d'escaliers !
                                                       
Louis-Ferdinand Céline
 Le constat de Céline est lumineux. Mais impitoyable ! L’œuvre de Ray est un tableau hyperréaliste, muet.
 Les circonstances, le manque d’expérience, … Ou simplement, les individus sont-ils égaux dans la justesse de la décision, la rapidité ? Certains répondront peut-être : « Pas d’excuses bidon » … 
 Une œuvre d’une très grande profondeur.
T.O.: Nayak (The Hero), Le HérosRéalisation, Scénario: Satyajit Ray. Musique: Satyajit Ray. 1965; 120'. Avec: Uttam Kumar (Arindam Mukherjee), Sharmila Tagore (Aditi Sengupta), Bireswar Sen (Mukunda Lahiri) Somen Bose (Sankar), Nirmal Ghosh (Jyoti), Premangsu Bose (Biresh), Sumita Sanyal ((Promila), Ranjit Sen (Mr Bose), Bharati Devi (Monorama, wife), Lali Chowdhury (Bulbul, daughter), Kamu Mukherjee (Pritish Sarkar), Susmita Mukherjee (Molly, wife), Subrata Sen Sharma (Ajoy), Jamuna Sinha (Sefalika, wife)
 Dans le train qui l’amène à Delhi pour recevoir un prix, un célèbre acteur parle à une journaliste ; le forçant à des remises en question.
-Vous vous y connaissez un peu en rêve ?
-Les choses habituelles, comme tout le monde.  
-Précisément ?          -Que vos désirs, vos peurs ont tendance à y apparaitre. 
-Humm.                    -Vous n’avez pas rêvé ce court laps de temps ! 
-Si. Je me suis trouvé plongé dans un désert de billets de 1000 roupies. Sunkarda aurait pu me faire sortir. Mais il ne l’a pas fait. Et, je sombrais. 
-Qui est-il ?
-Un ami que j’admirais beaucoup. Il disait « Faites autre chose, mais pas le cinéma ». 
-Démodé !
-Pas vraiment. Dans le club, nous montions des pièces de théâtre, c’était une vedette, un vrai réalisateur. Mais il me réservait toujours le rôle du héros.

 The bond between the two is tenuous, but real. Intellectually clearly above him, her goodness consists in providing him with the small area of contact that exists between them...                                 Satyajit Ray
 Le Héros comme Le Lâche sont deux concepts auxquels les hommes se réfèrent souvent.
 Ils sont parfois, et Ray nous y invite, à méditer.
Special Jury Award,  UNICRIT  Berlin;                Bodil  EU
T.O.: Ashani Sanket, Tonnerres lointainsRéalisation, Scénario: Satyajit Ray, Bibhutibhushan Bandopadhyay. Musique: Satyajit Ray. 1973; 101'. Avec: Soumitra Chatterjee (Gangacharan Chakraborti), Babita (Ananga, Gangacharan’s wife), Ramesh Mukherjee (Biswas), Chitra Banerjee (Moti), Gobindo Chakraborti (Dinabandhu), Sandhya Roy (Chhutki), Noni Ganguli (Scarfaced Jadu), Sheli Pal (Mokshada), Suchita Roy (Khenti), Anil Ganguly (Nibaran), Debatosh Shosh (Adhar)
 En 1942, dans un village du Bengale, la guerre provoque des pénuries menaçant les privilèges d’un couple de brahmanes.
-Haven’t you a husband? 
-Such hunger drives everything else out of my mind.

 Le film est à la mémoire de La Grande Famine du Bengale en 1943. Elle eut pour cause la Seconde Guerre : mobilisation des hommes pour aller à la guerre du colon britannique, récoltes vendues pour cet effort de guerre, spéculations… Elle fit entre 3 à 5 millions de morts. 
 Ray pose un regard sur un mal très répandu, la faim, ce à quoi elle conduit, loin des problèmes de mal-être individuels ; sans rien dire, sans commenter. 
 Une œuvre forte. 
Ours d'or  Berlin;                National Bengali Film Award  India
T.O.Shatranj Ke Khilari, Les Joueurs d'échecsRéalisation, Scénario: Satyajit Ray, Munshi Premchand. Musique: Satyajit Ray. 1977; 116'. Avec: Sanjeev Kumar (Mirza Ali), Saeed Jaffrey (Mir Ali), Amjad Khan (Wajid Ali Shah), Richard Attenborough (General Outram), Shabana Azmi ((Khurshid), Farida Jalal (Nafeesa), Veena (Queen Mother), David Abraham (Nandlal), Victor Banerjee (PrMinister), Farooque Shaikh (Aqil), Tom Alter (Capt Weston), Leela Mishra (Hiria), Barry John (Dr Fayrer), Samrath Narain (Kaloo)
 Au milieu du 19e siècle, deux féodaux Indiens passent leur temps à jouer aux échecs ; ignorant les visées du colonisateur anglais.
-Avez-vous déjà vu un pigeon avec une aile noire et l’autre blanche ? 
-Non, Sir.
 
-On m’informe que le Roi a donné à Jerwan Khan, le responsable des pigeons, 200 roupies pour en faire un. C’est très intéressant ! 
                                                                                       
Général Outram 
Ne blessez pas mon corps qui saigne.
Lancez avec douceur des fleurs sur ma tombe. 
Ne vous mélangez pas à la terre ; élevez-vous vers les Cieux.
 Les hommes prendront mes cendres pour un nuage.
                                                                            
Le roi Wajid
-Eh, bien ?                                                            - [Pleurs…] 
-Qu’est-ce que cela ? … Ça suffit. Le général Outram doit vous avoir chanté des airs tristes. Il n‘y a que la poésie et la musique qui doivent faire naître des larmes dans les yeux d’un homme.                                 - [Pleurs…] 
                         
Le Roi recevant le Premier Ministre, après une séance musicale
 Un regard sans concession sur les manœuvres mensongères du colonialiste. Un souverain artiste et humain. Des joueurs apparemment loin de tout ça, mais lucides. Un grand film.
Filmfare Awards   India
Les Branches de l'arbreRéalisation, Scénario: Satyajit Ray. Musique: Satyajit Ray. 1990; 121'. Avec: Ajit Bannerjee (Ananda Majumbar), Haradhan Banerjee (Probodh), Soumitra Chatterjee (Proshanto), Deepankar De (Probir), Ranjit Mallick (Protap), Lily Chakravarty (Uma), M Shankar (Tapati)
 Un homme à principes, apprécié, fait un malaise cardiaque lors de la célébration de ses 70 ans. Pendant sa convalescence, entouré de ses quatre fils, il découvre que les valeurs qu'il a voulu leur apprendre disparaîtront avec lui.
-Tu ne sais toujours pas qui est ton mari ? 
-Moi aussi je me doute d’où vient cet argent ; mais ne pouvons-nous pas nous en passer ? 
-Ce n’est rien, Uma ! 
-Tu veux dire que l’honnêteté ne veux plus rien dire ? 
-Au sens du temps de mon père, ces jours-là sont révolus.
-Parfois, tu es assis tranquillement en fredonnant, tu ne sors pas. 
-L’herbe est grasse. Le ciel est bleu. Le rose est rouge. 
-Vas-tu au jardin ? 
-Sept couleurs de l’arc-en-ciel. Sept notes de musique… 
-Tu aimes la musique… 
-La raison de ma vie… lumière dans les ténèbres… plus c’est facile mieux c’est… Frères, frères ! 
-Je sais ; où en est l’homme aujourd’hui… Tu n’as pas envie de voir ça... 
 Le déclin des valeurs sociales. La vieillesse et la fin.
Les enfants … 
 Un Ray crépusculaire ; au ton encore si touchant !
Lifetime Achievement Oscar   USA
(The Stranger)Réalisation, Scénario: Satyajit Ray. Musique: Satyajit Ray. 1991; 132'. Avec: Utpal Dutt (Manmohan Mitra), Mamata Shankar (Anila Bose), Dipankar Dey (Subindrha Bose), Bikram Bhattacharya (Satyaki), Dhritiman Chatterjee (Prithwish Sen Gupta), Rabi Ghosh (Ranjan Rakshit), Subrata Chatterjee (Chanda Rakshit), Promod Ganguly (Tridib Mukherjee), Ajit Bandyopadhyay (Sital Sarkar)
 Anila reçoit une lettre de son oncle maternel qui veut venir lui rendre visite. Elle n'a plus aucun souvenir de cet oncle parti alors qu'elle était enfant. Malgré les réticences de son mari, elle décide de le recevoir.
 The pleasure of finding out that the music sounds as you had imagined it would, more than compensates for the hard work that goes into it. The final pleasure, of course, is in finding out that it not only sounds right but is also right for the scene for which it was meant.                         Satyajit Ray
 Whether or not you believe in religion? 
[No One] I cannot believe in something that creates a divide between men. Religion invariably does that. An organized religion more so. For the same reason, I do not believe in caste. 
 What about God? 
[NO sings] To the blind, give light. To the dying, give life. / [NO tells] Who will give light? Who will give life? 
 Agantuk est le dernier film de Ray. Il incite aussi à croire à la nature humaine, c’est une grande sortie ; un émouvant adieu. 
 Il dessinait. Il a écrit. Il a composé la musique de plusieurs de ses films. Il s’est intéressé à la société, la sienne, les Amérindiens, et d’autres.
 Satyajit Ray demeurera au panthéon des artistes.
Golden Lotus Award   India