L'Histoire
  La révolution n’est point un dîner de gala, ce n’est pas comme si on écrivait un essai, peignait un tableau ou brodait une fleur.
  Une révolution est une insurrection, l’acte de violence par lequel une classe renverse le pouvoir d’une autre classe.                   Mao Zedong
Réalisation: Thierry Binisti, Scénario : Jacques Dubuisson et Michel Fessler. 2008 ; 96'.  Avec : Samuel Theis (Louis XIV), Jérôme Pouly (Colbert), Antoine Coesens (Le Vau), Nicolas Jouhet (Le Nôtre), Germain Wagner (Le Brun), Benjamin Baroche (Mansart), C Bourg (Mme de Montespan), F Huige (Mme de Maintenon), L Weissbecker (Mlle de la Vallière), Florent Bigot de Nesles (Lully), E Franquelin (La Fontaine), L Vernick (Racine), T Garet (Molière), S Roux (Charles Perrault), S Cohen (reine Marie-Thérèse), D Stolojan (Anne d'Autriche), F Vincentelli (Fouquet), E Di Giovanni (Mazarin), JH Delcamp (Père Lachaise), Vinciane Millereau (Narratrice et une courtisane), M Cordón (Femme du peuple)
 Versailles en 1649, une simple résidence de chasse au sommet d’une butte battue par les vents. Un demi-siècle plus tard, la plus somptueuse résidence royale d’Europe au milieu de jardins donnant un avant-goût du paradis sur terre. Et dans cette prison dorée, une noblesse désormais soumise au contrôle de Louis XIV. 
 Entre les deux, l’histoire d’un jeune roi visionnaire qui alliait à la détermination politique un goût des arts très vif et qui a mis à son service les plus grands talents d’Europe de l’époque : Le Vau, Le Brun, le Nôtre ou Mansart. 
 Un portrait sensible et attachant du Roi-Soleil, des femmes qu’il a aimées et des brillants protagonistes de la naissance de Versailles. 

 Nous souhaitons que notre art soit désormais, plus français. Nous imitions trop souvent l’Italie.      [à Le Vau]
 Je sais que la dépense est grande, monsieur Mansart, mais mon plaisir est prompt. Et, il est un âge où ce n’est plus pour soi que l’on plante des jardins.
« C'était un temps digne de l'attention des temps à venir que celui où les héros de Corneille et de Racine, les personnages de Molière, les symphonies de Lulli et (puisqu'il ne s'agit que des arts) les voix des Bossuet et des Bourdaloue se faisaient entendre à Louis XIV, à Madame, si célèbre par son goût, à un Condé, à un Turenne, à un Colbert, et à cette foule d'hommes supérieurs qui parurent en tout genre. Ce temps ne se retrouvera plus, où un duc de La Rochefoucauld, l'auteur des Maximes, au sortir de la conversation d'un Pascal et d'un Arnauld, allait au théâtre de Corneille. »
                                                 
Voltaire, Le Siècle de Louis XIV
Réalisation, Scénario : Pierre Schoeller. 2018 ; 121'.  Avec : Gaspard Ulliel (Basile), Louis Garrel (Maximilien de Robespierre), Adèle Haenel (Françoise Candole), Céline Sallette (Reine Audu), Laurent Lafitte (Louis XVI), Ruggero Barbera (Dauphin Louis Charles), Maëlia Gentil (Marie-Antoinette), Denis Lavant (Jean-Paul Marat), Niels Schneider (Louis Antoine de Saint-Just), Izïa Higelin (Margot Laforce), Olivier Gourmet (Louis-Joseph Henri, dit  l’Oncle), Noémie Lvovsky (Solange), Andrzej Chyra (Claude François Lazowski), Johan Libéreau (Tonin), Audrey Bonnet (femme Landelle)
 La Revolution Française vue, surtout, par le Peuple. Avec les points de vue des dirigeants Révolutionnaires et ceux de l’Ancien Régime.
 Qu’il chasse les accaparateurs et les affameurs ! La place d’un roi n’est pas d’être loin de son peuple. Louis XVI à Paris !!                                                 Une Citoyenne
 Vous dégradez la plus grande partie du genre humain par les mots de canaille, de populace. Cette multitude d’hommes dont je défends la cause ont des droits ayant la même origine que les vôtres.                                   Robespierre
 C'est un peuple fantasmé que filme Pierre Schœller. Un peuple dont les souffrances servent d'argument d'autorité à une vision unilatérale de la Révolution.  … Malheureusement l'antithèse de ce que devrait être une approche honnête de l'histoire, qu'elle soit écrite ou filmée.                                       Le Figaro 
Ce film est voué à réveiller la réflexion sur l’idée de révolution, sur son actualité.  … Un peuple et son roi, n’est qu’un premier chapitre, celui de l’apprentissage de l’idée de république, de la sortie de l’enfance d’une nation. Le second chapitre, que l’on espère, serait celui des premiers pas de ce nouveau régime, violents, tragiques, féconds.                               Le Monde 
Réalisation, Scénario : Philippe Agostini, Raymond Léopold Bruckberge d'après Georges Bernanos. 1960 ; 112'.  Avec : Ute Lemper (Marie-Antoinette), Patrick Chesnais (Martial Joseph Armand Herman), Daniel Mesguich (Fouquier-Tinville), Philippe Leroy (Charles Henri d'Estaing), Rufus (abbé Girard), Pierre Clémenti (Jacques-René Hébert 
Frédéric van den Driessche : Claude François Chauveau-Lagarde 
Christian Charmetant : Tronson-Ducoudray 
Catherine Erhardy : Duchesse de Polignac 
Géraldine Danon : Rosalie

 L’histoire d’un carmel sous le régime anticlérical de la Révolution.
-Mère Marie : Monsieur, sachez que chez la plus pauvre fille du Carmel, l’honneur parle plus haut que la crainte. 
-Le Commissaire : Aussi longtemps qu’il existera des êtres tels que vous, il n’y aura pas de salut pour les patriotes. Cette maison est une bastille, et nous la détruiront comme l’autre.

 Rester dans les préceptes de sa religion, quel qu’en soit le prix, est peut-être l’un des privilèges des vrais fidèles croyants. Rien que pour cela, les Carmélites, forcent le respect.
Réalisation : Pierre Granier-Deferre ; Scénario : Alain Decaux, André Castelot. 1989; 98'. Avec : Ute Lemper (Marie-Antoinette), P Chesnais (MJ Armand Herman), D Mesguich (Fouquier-Tinville), P Leroy (C.Henri d'Estaing), Rufus (abbé Girard), P Clémenti (Hébert), Fvden Driessche (Claude François Chauveau-Lagarde), C Charmetant (Tronson-Ducoudray), Catherine Erhardy (Duchesse de Polignac), Géraldine Danon (Rosalie)
 A la prison de la Conciergerie, une femme de trente-sept ans, cheveux gris, malade, affligée de terribles hémorragies, est enfermée dans la plus lugubre des cellules. Cette femme se nomme Marie-Antoinette de Lorraine, d’Autriche. Un an auparavant, elle était encore reine de France. Nulle n’a été aussi adulée, encensée, adorée. Au palais de Versailles, six mille personnes la servaient comme une idole. Aujourd’hui pour la République de 1793, elle n’est plus que la veuve Capet.                                             Synopsis officiel
 Sur un scénario d’Alain Decaux, le film retrace quatre jours de la vie de Marie-Antoinette. Les derniers. Une agonie qui est aussi un calvaire. Nul recours à l’imagination. Il s’agit d’une tragédie sans égale proposée par l’Histoire.                        Commentaire officiel
«L'Autrichienne», un cri de haine                
 Au même moment, les libellistes ciblent l'inconduite de la reine. Grief imaginaire, mais efficace : dans Autrichienne, il y a chienne.  
 Abandonnée avec son mari et ses enfants, puis seule, livrée à elle-même, «L'Autrichienne» se sublime en endossant son rôle de reine de France. Jusque dans la mort.                        Le Figaro 13/08/2010
-Me Chauveau-Lagarde: En réalité, citoyens jurés, ce qu’on vous a fait entendre n’était que bas commérages, des ragots de cuisine, de coulisses, … Des accusations de 2e, de 3e mains … Quand on accuse, on doit démontrer !  
-Fouquier-Tinville: Les paroles qui viennent d’être prononcées dans cette enceinte représentent toutes, un outrage à la République. Je requiers l’arrestation des citoyens Chauveau-Lagarde et Tronson-Ducoudray. 
-LePrésident: Gendarmes mettez ces deux hommes en état d’arrestation.
 Un grand film, émouvant de quelque bord qu’on soit, de l’immense Granier-Deferre.
Réalisation: Charles Jarrott ; Scénario: Bridget Boland, Richard Sokolov. 1969; 145'. Avec: Richard Burton (Henry VIII), Geneviève Bujold (Anne Boleyn), Irène Papas (Catherine d'Aragon), Anthony Quayle (cardinaWolsey), J Colicos (Cromwell), M (Thomas Boleyn), KatharineBlake (ÉlisabethBoleyn), ValerieGearon (MaBoleyn), Michael Johnson (GeBoleyn), PeterJeffrey (DucdeNorfolk), J O'Conor (bishopFisher), W Squire (More)
 Angleterre, début du XVIe siècle. Lassé de la reine Catherine, le roi courtise Ann Boleyn. Mais celle-ci exige le mariage. Alors, le roi rompt avec l’église romaine, se proclame chef de l’église d’Angleterre, s’empare des biens des monastères et épouse Ann. Ne lui donnant pas de fils, il s’en débarrasse. Accusée d’adultère, elle est condamnée à mort. Elle n’aura vécu que mille jours avec le roi…
                                                         
Synopsis officiel
 Henri VIII d'Angleterre monte sur le trône en 1509 à l'âge de dix-huit ans et son règne ne s'achève qu'en janvier 1547. Contemporain de François Ier et de Charles Quint, il a été, comme eux, un roi à la fois humaniste et chevalier, dont les décisions en matière de gouvernement, de vie religieuse, d'économie, surtout dans le domaine commercial, et les relations extérieures ont durablement marqué l'histoire de son pays. Il serait aussi injuste que ridicule de ne retenir de lui que l'image du grand amateur de femmes et d'épouses, qui ne connut pas moins de six reines à son côté.                                                Encyclopédie Universalis
… As king of England from 1509 to 1547, Henry VIII presided over the beginnings of the English Reformation, which was unleashed by his own matrimonial involvements, even though he never abandoned the fundamentals of the Roman Catholic faith. 
… He gave his nation what it wanted: a visible symbol of its nationhood. He also had done something toward giving it a better government, a useful navy, a start on religious reform and social improvement. But he was not a great man in any sense. Although a leader in every fibre of his being, he little understood where he was leading his nation. But, if he was neither statesman nor prophet, he also was neither the blood-stained monster of one tradition nor the rowdy bon vivant of another.  
Britanica 
Oscars 1970 Costumes . Golden Globes 1970 Réalisateur
Russkiy kovcheg. Réalisation: Alexander Sokurov; Scénario: Alexander Sokurov, Anatoli Nikiforov. 2002; 96'. Avec: Sergueï Dontsov (Etranger), Maria Kouznetsova (CatherineII), Léonid Mozgovoï (Espion), M Piotrovski (lui-même), D Giorgobiani (Orbeli), A Tchaban (Boris Piotrovski), L Élisseïev (l-m), O Khmelnitski (l-m), A Osipenko (e-m),  Maxim Sergueïev (PierreLeGrand), N Nikulenko (CatherineI)
 Un réalisateur contemporain se retrouve comme par magie dans le musée de l'Ermitage à Saint-Pétersbourg au début du XVIIIe siècle. Il y rencontre un cynique diplomate français et les deux hommes deviennent complices au cours d'un extraordinaire voyage dans le temps, à travers le turbulent passé de la Russie.       Synopsis officiel
-En Asie, ils adorent les tyrans. Alexandre le Grand, Tamerlan, et votre Piotr le Grand. 
-Pas lui, vous avez tort ! C’est lui qui a permis aux Russes de s’amuser. 
-C’est drôle. Il a construit une ville européenne sur un marais. 
-On se croirait au Vatican. 
-C’est mieux que le Vatican, c’est Saint-Pétersbourg. 
-La petite galerie italienne. Quelle beauté ! Là tout est style Empire. Je ne peux pas m’enthousiasmer pour ce style, au détriment de l’originalité. 
-Nous avons combattu, Napoléon, pas le style Empire.
 Des Petersbourgeois quand la ville n’était plus capitale ! Staline avait raison. Une capitale doit être une ville ancienne, comme Moscou. Pas une chimère.
 Une œuvre originale, puissante, et belle. Un résumé de l’histoire Russe, avec sa page la plus glorieuse, Piotr le Grand ; vu surtout, comme le promoteur de l’architecture avec sa ville rêvée, et des arts. 
 C’est pour moi la plus grande réussite de ce film. Il donne de la Russie, non pas l’image d’un empire agressif (même si ses principales guerres sont la réponse à des invasions de son sol), mais surtout celle d’un pays d’art et de culture.

Festival de Toronto 2002  Visions Award. Nika 2004 meilleurs décors
Réalisation: Sergueï Eisenstein; Scénario: S Eisenstein, Pyotr Pavlenko. 1938; 112'. Avec: Nikolaï Tcherkassov (Alexandre Nevski), Nikolaï Okhlopkov (Vassili Bouslaï), Andreï Abrikossov (Gavrilo Olexitch), Dimitri Orlov (Ignat), Vassili Novikov (Pavsha), Nikolaï Arski (Domache Tervislavitch), Varvara Massalitinova (Amelfa Timofeïevna), Valentina Ivashova (Olga Danilovna), Alexandra Danilova (Vassilissa), Vladimir Yerchov (Hermann von Balk)
 Au 13e siècle la Russie est envahie à l’ouest par les Chevaliers Teutoniques. Le prince Alexandre Nevski prend la tête d’une armée russe et réussit à arrêter l’envahisseur à la bataille du lac Peïpous ou bataille des glaces, qui s’est déroulée en 1242.
 Ceci se passait au XIIIe siècle. Les chevaliers teutoniques étaient en marche contre la Russie. La Russie attirait les conquérants par ses immenses étendues, ses immenses richesses.       Générique initial
 Allez et dites à tous dans les contrées étrangères que la Russie est vivante. Qu'ils viennent chez nous en invités. Mais celui qui viendra chez nous avec une épée périra par l'épée. Telle est et sera la loi de la terre russe.                                                       Générique final
 Le cinéaste privilégie une organisation des lignes, des figures et des sons qu'il met au service d'un pur sensualisme venu de la peinture. … On retrouvera difficilement dans l'histoire du cinéma une telle splendeur plastique dans les scènes de batailles.  Le Monde 21/08/2009
 Les Chevaliers Teutoniques ont mené de grandes campagnes pour conquérir des terres à l’Est. La bataille du lac Peïpous fut leur Stalingrad. 
 C’était ici, un film de propagande face à la montée des périls devant l’expansionnisme nazi, c’est vrai. Hitler ne regardait pas les films russes. Il a eu tort de ne pas voir cet avertissement. L’aurait-il écouté ; rien n’est moins sûr tant certains de ses propres militaires avaient émis des réserves sur la Campagne de Russie.

Superbes images noir et blanc. La musique de Sergueï Prokofiev.
Le Cuirassé Potemkine Réalisation: Sergueï Eisenstein; Scénario: S Eisenstein,  Nina Agadzhanova. 1925; 80'. Avec: Grigori Alexandrov (lt Guiliarovski), Alexandre Antonov (Grigory Vakoulintchouk, lmarin bolchevique), V.Barsky (cdt Golikov), I.Bobrov (jeune marin), Julia Eisenstein (femme au porcelet), Sergueï Eisenstein (citoyen d'Odessa), A.Faït (recrue), C.Feldman (étudiant délégué), A.Glaouberman (Aba), Glotov (provocateur antisémite), M.Gomorov (Matouchenko)
 Un épisode de la Révolution russe de 1905 : l’équipage d’un cuirassé, brimé par ses officiers, se mutine et prend le contrôle du navire. Arrivés à Odessa, les marins sympathisent avec les habitants qui se font brutalement réprimer par l’armée tsariste…
Mon frère, mon ami, mon fils, mon camarade 
Tu ne tireras pas sur qui souffre et se plaint 
Mon frère, mon ami, je te fais notre alcade 
Marin ne tire pas sur un autre marin 
Ils tournèrent leurs carabines, Potemkine            
Jean Ferrat
 Œuvre moderne et d’une grande créativité, Le cuirassé Potemkine est avant tout une œuvre de propagande du régime soviétique, qui présente les mutins comme les premiers héros de la cause socialiste et les martyrs du tsarisme.                                               Radio France
 Eisenstein écrivait qu'en 1925, l'épisode était quasiment tombé dans l'oubli. Aujourd'hui, il le serait totalement sans son film. À partir d'un évènement sanglant et sans suite, le metteur en scène a brodé une fable de celluloïd destinée à légitimer le pouvoir en place. Au fil des années, alors que le rêve communiste s'effrite, le cinéma a continué de revisiter le grand escalier d'Odessa. … Les marches se dressent toujours dans le grand port d'Ukraine, mais désormais elles appartiennent surtout au cinéma, tout comme l'aventure d'un cuirassé invaincu dans la légende, mais échoué dans la réalité.         Les Echos
 Brocardé par les partisans de l’autre bord, parfois censuré en Occident pour ”propagande bolchévique“ ; Le Cuirassé Potemkine fait consensus, selon les critiques et les cinéphiles, comme œuvre majeure de l’histoire du cinéma.
Réalisation: David Lean; Scénario: Robert Bolt, d'après le roman Le Docteur Jivago de Boris Pasternak. 1965; 201'. Avec: Omar Sharif (dr Youri Jivago), Julie Christie (Larissa Antipova, Lara), Geraldine Chaplin (Tonia Gromeko Jivago), R.od Steiger (Victor Komarovsky), Alec Guinness (gl Yevgraf Jivago), T.Courtenay (Pavel Antipov, Pacha), S.McKenna (Anna), R.Richardson (Alexandre Gromeko), R.Tushingham (Tanya Komarova), Klaus Kinski (Kostoyed Amourski), G.Keen (médecin prof), L.Westmore (Katya)
 Au début de la Première Guerre Mondiale, Youri Jivago est poète et aussi médecin. Il partagera désormais sa vie entre l’amie d’enfance qui devint sa femme et sa passion pour Lara ; dans un monde marqué par les injustices révoltantes du tsarisme finissant, et les combats impitoyables du bolchevisme sous la Révolution Soviétique.
-Tu es le poète ?                                                  -Oui. 
-J’ai beaucoup admiré tes poèmes autrefois.      -Merci. 
-Je les admirerais moins aujourd’hui. Je les trouverais ridiculement personnels. Tu n’es pas d’accord et tu as tort… Des états d’âme, des rêves intérieurs, c’est devenu dérisoire maintenant. La vie intérieure est morte en Russie. C’est l’Histoire qui l’a tuée. 
  -Où est-ce que vous m’emmenez ?   -Au front.   -Et, où est-ce, le front ?   -Drôle de question, docteur ! -Le front est partout où il y a des ennemis de la Révolution, partout où il y a une bande de gardes Blancs, un bataillon d’interventionnistes Etrangers, c’est là le font. Et partout où il y a un Bourgeois qui pense à la vengeance, un maître d’école dont il faut se méfier, un poète suspect qui ne voit rien d’autre que sa vie privée, c’est là aussi le front !
 The star of Doctor Zhivago is Director Lean himself, who has effectively captured on film the essence of Pasternak’s belief that men are priceless as individuals. His sentimental Zhivago [ ] reaches that level of taste, perception and emotional fullness where a movie becomes a motion-picture event. Time Magazine, December 31, 1965
 DOCTOR ZHIVAGO a été interdit en URSS. Il fut projeté pour la première fois en Russie en 1994, c’est-à-dire jamais sous le pouvoir soviétique.
Oscars 1966 scénario adapté Robert Bolt 
Golden Globes 1966 David Lean, Robert Bolt, Omar Sharif
David di Donatello 1967

Réalisation: Ian Bremner, Scénario : Jacques Dubuisson et Michel Fessler. 2017 ; 90'.  Avec : Edité par ARTE
 La Cité interdite, multitude de temples, patios, pavillons et jardins est le plus grand ensemble royal du monde. Elle fut le rêve de l’empereur  Yongle (prononcer Young Loo), qui l’a bâtie entre 1406 et 1420. Ce film dévoile les secrets de cette extraordinaire structure en bois, témoignage du génie architectural chinois.
 Yongle (Bonheur perpétuel), symbolise l’apogée de la Chine. Il a finalisé la Grande Muraille telle qu’elle est aujourd’hui. Il a fortifié une ville du Nord, l’a reconstruite, modernisée, et y a transféré sa capitale en la renommant Beijing (capitale du Nord). Il y a construit le plus grand palais du monde, La Cité Interdite. Il a consolidé et unifié son empire. Il s’intéressait à l’architecture, l’art, les connaissances. Il a créé la Yongle Dadian, grande encyclopédie de 11 000 volumes. Il a encouragé l’exploration des mers et les échanges avec l’extérieur.
  L’exposition illustre ainsi l’inépuisable source d’inspiration qu'a constitué l’art chinois pour les artistes et les intellectuels français, que ce soit dans le domaine de la peinture, des objets d’art, du décor intérieur, de l’architecture, de l’art des jardins, de la littérature, de la musique ou des sciences. Les œuvres rassemblées à Pékin témoignent aussi, plus largement, de la véritable fascination éprouvée par la cour de Versailles mais aussi par les grands amateurs français pour toutes les productions chinoises.
           
"Exposition Cité Interdite", site ChateauVersailles
 Comme Pharaon, ce que Yongle a laissé parle pour sa grandeur ; et plus encore pour celle de son pays.
Réalisation: Adrian Maben, Scénario : Adrien Maben, Pierre-André Boutang. 2017 ; 90'.  Avec : Edité par ARTE
 Histoire de la Révolution Chinoise dirigée par Mao Zedong, depuis la prise du pouvoir par Parti Communiste jusqu’à sa mort en 1976.
 C’est pendant la Longue Marche conduite pour échapper au Guomindang qu’il devient chef du parti en 1935. Après avoir conduit la guerre contre le Japon, puis le Guomindang, il fonde en 1949 la République populaire de Chine qu’il dirige jusqu’à sa mort, l’emportant sur ses rivaux au prix d’initiatives aventureuses comme le Grand Bond en avant ou la Révolution culturelle. Bien qu’ayant mené son pays au bord de l’effondrement, il continue aujourd’hui à y incarner l’idéal révolutionnaire.             Encyclopédie Larousse
 -Durant la révolution culturelle, les vies de nombreux innocents ont été gâchées ; ça c’est le côté négatif. À l’origine, le but de Mao était de se débarrasser des dirigeants qui voulaient suivre la voix capitaliste. Mais devant les abus, ce qui s’est passé et auquel personne n’avait pensé, c’est que les gens se sont mis à réfléchir et à se demander si le Parti n’avait pas tout faux ; ça c’est le côté positif.
 

 -Mao était un idéaliste révolutionnaire ; ce qu’il imaginait n’est pas du tout la réalité de la Chine d’aujourd’hui, il ne l’apprécierait pas. Par exemple les fonds étrangers, … tout ce qui n’était pas envisagé. C’était un nationaliste. Je pense que s’il ressuscitait aujourd-hui, il serait très déçu. 
 Les historiens Chinois estiment que le ‘’Grand Bond’’ nécessitant l’aide des paysans a causé une famine avec 10 millions de victimes au début des années 60 selon un rapport secret. En Occident, pour les gauchistes et beaucoup d’intellectuels de gauche Mao fut longtemps l’un des symboles de l’idéal révolutionnaire. En 1981, le Comité Central du PCC dirigé par Deng Xiaoping, a estimé que le bilan de Mao Zedong était globalement positif (70% positifs et 30% d’erreurs dans le film).
Le Retour des hirondelles. Réalisation, Scénario : Li Ruijun. 2022 ; 131'.  Avec : Hai Qing (Cao Guiying), Wu Renlin (Ma Youtie), Yang Gangrui (fils de Zhang Yongfu), Zhao Dengping (Ma Youtong), Wang Callan (belle-sœur de Cao Guiying),  Zeng Jiangui (fils aîné de Ma Youtong), Wu Yunzhi (cadet de Ma Youtong), Li Shengfu (chef du village)
 C’est l’histoire d’un mariage arrangé, entre deux êtres méprisés par leurs familles. Entre eux, la timidité fait place à l’affection. Autour d’eux, la vie rurale se désagrège…                 Synopsis officiel
 En chinois, le titre du film est "Caché dans le pays des cendres et de la fumée". Cela signifie que les époques, les vies passées n'ont pas disparu. Elles sont simplement enfouies dans les cendres. Ce que nous ne voyons plus ne cesse pas pour autant d'exister.    Liu Ruijun
 Ce réalisme est justement le premier grief du pouvoir contre Le Retour des hirondelles. En 2021, le PCC annonçait, triomphant, « la fin de la pauvreté absolue ». Or ce que l'on voit, dans le film, c'est justement cette même pauvreté absolue… Ma Youtie et Cao Guiying, que leurs familles décident de marier au début du film, vivent l'existence miséreuse des paysans d'aujourd'hui dans une campagne que les habitants ont désertée. Le village compte une seule famille riche : celle d'un membre du parti. Le fils parade dans sa BMW tandis que Youtie et Guiying se déplacent à dos d'âne.
                                                             
 Le Point
 Le film chinois “Return to dust” a disparu des écrans et des plateformes Internet depuis le 27 septembre. Une censure inédite pour un film qui avait pourtant été validé une première fois, cet été, et qui a fait un carton au box-office. Mais cette peinture réaliste de la dure vie rurale en Chine semble être devenue film non-grata à l’approche du 20e congrès du Parti communiste chinois.                 France24, 03/10/2022
Une œuvre d’une grande tendresse.
Festival international du film de Valladolid 2022 : Meilleur film 
Festival du film de Lisbonne et d'Estoril 2022 : Prix spécial du jury
FIPRESCI Prize
Réalisation : Justin Chadwick ; Scénario: William Nicholson. 2013 ; 146'. Avec: Idris Elba (Nelson Mandela), Naomie Harris (Winnie Madela), Michelle Scott (Mrs De Kok), Tony Kgoroge (Walter Sisulu), S'thandiwe Kgoroge (Albertina Sisulu), Tshallo Sputla Chokwe (Oliver Tambo), Fana Mokoena (Govan Mbeki), James Cunningham (George Bizos), Gys de Villiers (F. W. de Klerk)
 Political leader, and human rights advocate. The film Chronicles is early life education, marriage to Winie Mandela and 27-year prison sentence before becoming South Africa’s first democratically, elected president, and working to rebuild the country’s once segregated society.            Official synopsis
- Nous craignons l’anarchie ; que vous vouliez vous venger … 
- Nous savons qu’un jour nous serons libres et au pouvoir. Mais nous ne voulons pas vivre l’enfer qui est le vôtre actuellement. Ce serait nous condamner et nos enfants avec, pour des générations. Je peux vous dire, messieurs, que si nous arrivons au pouvoir, il n’y aura pas de vengeance.
 No one is born hating another person because of the color of his skin, or his background, or his religion.
  People must learn to hate, and if they can learn to hate, they can be taught to love, for love comes more naturally to the human heart than its opposite.
                                                      Nelson Mandela 
 Une lutte d’émancipation ; et même plus, pour tout un continent et toutes les personnes de bonne conscience de la terre entière, le combat pour la dignité de l’être humain.
 Plus qu'un leader politique, le seul nom de l’homme qui au bout de vingt-sept ans de détention, a banni la haine et milité pour la concorde humaine suffit à émouvoir les pierres.
Réalisation: M Sadiq; Scénario: Qamar Jalalabadi. 1963 ; 145'. Avec: Pradeep Kumar (S Khurram+Shah Jahan), Bina Rai (A Bano Mumtaz Mahal), Rehman (Jahangir), Jeevan (S Shahryar), Veena (N Jahan+ Mehrunissa), Helen (Court Dancer)
 Taj Mahal is a dramatic musical film based on the historical legend of the Mughal emperor Shah Jahan, who built the Taj Mahal in fond remembrance and as a tomb for his beloved wife Mumtaz Mahal.
-This shining moon, this beautiful garden and the river Yamuna, what a beautiful place is this! Prince, if I die, then make my tomb is this place.  
-I’ll get such a magnificent palace made here, which will be incomparable in the world. 
-Yes, it should be made of marble like a beautiful flower … In which the fragrance of our love will be spread. Which, in such a moonlight night, will shine like our timeless love. 
 Les Moghols étaient des princes plutôt Persanisés, ayant une lointaine origine Turco-Mongole. Ils ont réussi à conquérir et unifier la majeure partie du sous-continent Indien, fondant ainsi ce qu’on a appelé l’Empire du Grand Moghol. Le règne de Shah Jahan (Roi du Monde) au 17e siècle marque son apogée. Il a achevé l’extension et la consolidation de l’empire. Il fut un mécène éclairé et le grand promoteur de l’architecture moghole avec l’embellissement d’Agra voulant rivaliser avec Ispahan ou Constantinople ; le Fort Rouge à Agra, la mosquée Jama Masjid à Delhi, les Jardins Shalimar, la mosquée Shâh Jahân au Pakistan, ou le Tombeau de Jahângîr. Le chef d’œuvre absolu de Shah Jahan, celui qui l’a immortalisé, est le plus beau tombeau du monde construit pour sa femme Mumtaz Mahal, le Taj Mahal (Mumtaz Mahal _ Taz Mahal_ Taj Mahal).
                   Jo Wada Kiya Wo
 -My story and your tale/ will be narrated eternally by the world./ Whatever misfortune or punishment falls upon me, I must come./ I must come to you./ I must fulfil the promise that I made. 
-You must fulfil the promise that you made./ Should society or divinity attempt to stop you,/ you must still come to me.
1964 Filmfare Award Lyricist: Sahir Ludhianvi; Music: Roshan; F Playback Singer: Lata Mangeshkar for Jo Wada Kiya Wo
Réalisation : Richard Attenborough ; Scénario: John Briley. 1982 ; 191'. Avec: Ben Kingsley (Mohandas Gandhi), Roshan Seth (Pandit Nehru), Alyque Padamsee (M A Jinnah), John Mills (Lord Chelmsford), John Gielgud (Lord Irwin), Martin Sheen (Vince Walker, journaliste fictif), Webb Miller (rvd C. F. Andrews), Günther Maria Halmer (Herman Kallenbach), Saeed Jaffrey (Sardar Patel), Candice Bergen (Margaret Bourke-White), Athol Fugard (gl Smuts), Edward Fox (gl Dyer), Trevor Howard (juge Broomfield)
 La vie du mahatma Gandhi. Son séjour Sud-Africain où il s’est révolté contre l’Apartheid. Sa lutte pour l’indépendance de l’Inde dans la protestation argumentée et la non violence.
- Des massacres horribles ! Cette fois-ci, c’est œil pour œil ! 
-"Œil pour œil" est une loi qui finira par rendre le monde aveugle. La liberté au prix du meurtre et du sang, c’est sans moi.
 "You must not lose faith in humanity. Humanity is like an ocean; if a few drops of the ocean are dirty, the ocean does not become dirty."                 Mahatma Gandhi
 Une fresque historique émouvante et universelle. La musique de Ravi Shankar vient souligner la beauté et la sagesse du discours de Gandhi. Le chef-d’œuvre de Richard Attenborough est à l’image du message du père de la nation indienne : atemporel et essentiel.   
                                                                          
 francetvpro   
 Gandhi a réussi à mener son grand pays à l’indépendance sans subir une guerre coloniale couteuse. Sa fin de vie ne fut pas heureuse puisqu’il a très mal vécu la haine installée entre ses propres concitoyens, conduisant à la partition du pays. Dépité il a dit « Le monde est fatigué de la haine ». Peut-être que le colon avait réuni par la force, pour agrandir sa "perle", un ensemble hétéroclite qui ne pouvait pas lui survivre ?
 Les controverses actuelles oublient un principe fondamental valable pour tout individu : il ne faut pas confondre l’homme (avec ses "imperfections" intimes) et son œuvre. Le plus important est que le Mahatma restera dans l’histoire un géant, l'apôtre de la non-violence et de la tolérance.
1983 : 8 Oscars, 5 BAFTA, 5 Golden Globes
Réalisation: Youssef Chahine; Scénario: Abder Rahman el Charkhani. 1958 ; 119'. Avec: Magda Sabahi (Djamila Bouhired), Salah Zulfikar (Azzam), Ahmed Mazhar (Youssef), Rushdy Abaza (Bigeard), Nadia El Gendy (Alia), Hussein Riad (Habib)
 Jamila, an Algerian girl who loves her homeland, will join the patriotic movement of her country to liberate her homeland from the French soldiers who occupy her country.                Official synopsis
-Amina n’est pas la seule qu’il faut pleurer. Combien d’Amina sont morts pour l’Algérie ? S’il fallait pleurer pour tous ceux qui tombent, nous passerions notre vie à pleurer. 
-Pas d’autres moyens que la guerre ? 
-Nous avons tout tenté. Le sang libérera l’Algérie et non les larmes.
-Et moi que puis-je faire ? Je suis prête à mourir comme vous. 
 L'Algérie a été soumise à une campagne coloniale cruelle au début de la période moderne, au cours de laquelle le colonialisme a tenté de voler leur identité et de supprimer la compassion des Algériens. L'Algérie a donné l'exemple le plus étonnant et le plus douloureux de recouvrer sa souveraineté et sa dignité. La résistance et la lutte ont été les voies par lesquelles le génie algérien a brillé. C'était leur destin dans l'histoire contemporaine d'écrire les plus grandes histoires et de peindre les plus belles images de sacrifice et de dévouement, et si la Révolution de Novembre était une révolution de liberté et de valeurs humaines, notre révolution aujourd'hui est une révolution de construction et de réhabilitation.
                 La Révolution Algérienne, Ministère des moudjahidines
 En France, le traumatisme causé par la guerre d'Algérie est dépassé par les pieds-noirs, sans être cependant oublié. En revanche, le cas des harkis, ces supplétifs algériens de l'armée française, reste le dernier vestige, douloureux, de la guerre d'indépendance algérienne, malgré un début de reconnaissance par l'État français, en 2001, de ces combattants qui furent des dizaines de milliers à être massacrés par les soldats de la nouvelle République algérienne.                Encyclopédie Larousse
 Le film a le mérite de rappeler le rôle actif des femmes dans la lutte d’émancipation algérienne, hors du cliché d’une société musulmane.
       Mémoires du sous-développement 
Réalisation: Tomás Gutiérrez Alea; Scénario: Edmundo Desnoes. 1968 ; 97'. Avec: Sergio Corrieri (Sergio Carmona), Daisy Granados (Elena), Eslinda Núñez (Noemi), Omar Valdés (Pablo), René de la Cruz (frère d'Elena)
 Mémoires d’un Cubain privilégié. Après la Révolution, non hostile à l’ordre nouveau, il choisit de rester dans son pays contrairement à sa femme et ses amis partis aux USA.
 En 1968, les carottes de la révolution sont cuites, mais la plupart des Cubains qu’elle a engagés l’ignorent ou préfèrent l’ignorer. ...Tomás Guttiérez Alea projette donc un regard rétrospectif, d’une fermeté désenchantée, sur le moment où la jeune révolution a brutalement vieilli. L’angoisse caractérise l’œuvre et son personnage. Elle a le ton d’une mélancolie nonchalante et nerveuse. Sergio sait qu’il va sombrer, et il sait qu’il doit rester pour le vivre jusqu’au bout.
                                                                               
  Libération
  C’est le discours des prisonniers de la baie des Cochons. 
 La vérité du groupe est dans le meurtrier. Nous avons trouvé, dans l’organisation militaire de l’envahisseur, un reflet de la structure sociale et la moralité de la bourgeoisie : le prêtre, le patron privé, le fonctionnaire dilettante, le tortionnaire, le philosophe, le politicien et de nombreux fils de bonne famille. Chacun d’eux avait des tâches spécifiques mais c’était le tout, le groupe qui donnait un sens à chaque activité individuelle... Dans toutes les sociétés capitalistes, le même type d’homme est à la disposition de la bourgeoisie. Dans la division morale du travail, le meurtrier permet aux autres qui ne sont pas en contact direct avec la mort d’exister ; ces autres souhaitant garder leur âme pure.                            Journal de Sergio
«Dans ce classique du cinéma latino-américain, Tomás Gutiérrez Alea nous propose de suivre les pas de Sergio, resté à Cuba après la victoire de la révolution de Castro. Par les fenêtres de son appartement ou en flânant dans les rues de La Havane, Sergio observe les premières transformations subies par son pays. Petit à petit, la réalité cubaine de l’après-révolution est dévoilée dans un riche mélange entre fiction et documentaire qui, de façon complexe, interroge le regard et les interprétations du protagoniste. L’un des principaux cinéastes de la révolution, cofondateur de l’ICAIC (Institut Cubain des Arts et de l’Industrie du Cinéma), réalise une œuvre cinématographique puissante.»                     José Quental, Festival des 3 Continents, Nantes
 On peut ne pas totalement réussir par sa faute, ou celle d’une puissance hégémonique hostile à toute vision qui n’est pas la sienne. Dans ce dernier cas, il n’est pas absurde de saluer une glorieuse résistance.
Réalisation: Kim Bartley, Donnacha O'Briain. 2003; 75'. Avec: Hugo Chávez, Pedro Carmona, Jesse Helms, Colin Powell, George Tenet
 Documentaire sur le déroulé du coup d'état de 2002 au Venezuela.
 Here in Venezuela, and in the rest of Latin America, we were being taken over by the savage project of neo-liberalism with its claim that there’s a hidden hand which regulates the market. It’s a lie, a lie! 
 Of course there are alternatives, and in Venezuela, we are proving it. 
                                                                                        Hugo Chávez
- For the first time in Venezuela, we have a democratic government that involves us. A government of the people.
- They can’t destroy history. 
- It’s a coup against people who love him!                           
People
- This so-called revolution is out-of-date. It’s just an excuse for him to impose communism and totalitarianism, but he will fail.      Bourgeois
« The devil came here yesterday, and it smells of sulfur still today, this table that I am now standing in front of. Yesterday, ladies and gentlemen, from this rostrum, the President of the United States, the gentleman to whom I refer as the devil, came here, talking as if he owned the world. »               Hugo Chávez, United Nations, 2006
        Venezuela, l'ombre de Chavez. 
 Comment, en deux décennies, la révolution chaviste a-t-elle conduit au désastre actuel ? Enquête inédite sur l'origine de la crise vénézuélienne.                     Production ARTE France 
 Nous avons décidé de faire le film et la série sur Hugo Chavez au Venezuela et en respectant l'esprit originel. Une multinationale ne va pas venir défigurer notre Hugo Chavez.                  Nicolas Maduro 
 Film évènement. Immensément riche en pétrole et gaz, 80% des Vénézuéliens n’en profitaient pas et vivaient dans la pauvreté. Chavez le progressiste, ami de Castro, a voulu changer ça, contre les intérêts américains. Un coup d’état en direct ! La réponse impressionnante et extrêmement émouvante de deux cent mille partisans devant le palais !
 Combien de révolutions auraient été sauvées avec une telle réaction spontanée ?
Peabody Award.   Grierson Documentary Award
Réalisation: Christophe Cupelin. 2014; 90'. Avec: Hugo Chávez, Pedro Carmona, Jesse Helms, Colin Powell, George Tenet
La Révolution Burkinabé et la page Thomas Sankara.
         Thomas Sankara : lumière sur un homme intègre 
“Capitaine Thomas Sankara”, de Christophe Cupelin. Le documentaire de Christophe Cupelin dessine l’itinéraire à la fois intime et public du dernier grand révolutionnaire africain. Une ode à l’action politique et à la joie de vivre.                                           L’Humanité 
 Notre révolution ne peut triompher et avoir un sens que si les autres peuples eux-aussi luttent à se débarrasser des maux que nous combattons. Qui sont les ennemis de l’Afrique, qui sont les alliés de l’Afrique, quelle idéologie pour l’Afrique ? Il faut la Révolution et il y aura la Révolution en Afrique ; et surtout, il faut l’unité africaine. L’Unité Africaine se fera par la force et les exigences des peuples.                         Thomas Sankara
 Sankara, que l’on surnomme parfois « le Che africain », est une icône aujourd’hui en Afrique. Il faut dire que ce n’était pas un dirigeant comme les autres. Il était en avance sur son temps : c’était un féministe avant l’heure, un écologiste aussi, qui avait pris très tôt la mesure du changement climatique. Intransigeant, il ne tolérait aucun privilège, et il n’était pas du genre à mâcher ses mots - ses discours enflammés à la tribune de l’ONU ont marqué les esprits. Idéaliste, il voulait transformer son pays et pensait qu’il fallait pour cela s’émanciper de toute forme d’impérialisme, notamment de la Françafrique. De quoi se créer bien des ennemis, dans son pays comme sur la scène internationale. En 1987, sa mort semblait inéluctable, et lui-même le savait…                     France Inter
 Aujourd’hui 25 mars 2024, nous sommes à la veille des Journées d’Engagement Patriotique et de Participation Citoyenne. Elles rendent hommage au Père de la Révolution, le capitaine Thomas Sankara. Le 26 mars 1983, encore premier ministre, il se demandait qui sont les ennemis du peuple. Son combat devait permettre au Burkina d’être libre, souverain, respecté, indépendant. Il a posé plusieurs actes patriotiques : la bataille du rail, la lutte pour l’émancipation de la femme, la lutte pour l’environnement. Aujourd’hui, nous poursuivons le même combat.               Ibrahim Traoré
Festival Black Movie de Genève 2013 : Prix du Public
 "La révolution est terminée". À la fin du siècle dernier, la formule a fait date. Mais rien n'était plus faux. Il suffit, pour s'en convaincre, de déplacer le regard hors des régions occidentales, à Tunis, Alger, Hong Kong ou Téhéran. Étendre dans l'espace mais aussi dans le temps, bien avant le XVIIIe siècle, l'enquête sur les révolutions, en montrer les dynamiques transnationales, les échos, les reprises, les "modèles" comme les singularités, telle est l'ambition de cette histoire globale.        Ludivine BANTIGNY, La Découverte 2023 
 Pour conclure ce rappel des révolutions marquantes qui me sont venues en mémoire, ou que je connais, je signale l’ouvrage dont je mets l’image ci-contre. Ce n’est pas un film mais une étude dirigée par une historienne qui s’est penchée sur le sujet.
 Pour les révolutions populaires, j’ai retenu la crédibilité, la conviction et l’honnêteté des dirigeants pour ce qu’ils faisaient même avec des erreurs, la volonté d’unité continentale. Dans cette logique, les dirigeants ci-dessous par ordre alphabétique, auraient aussi mérité un chapitre ici.
Salvador ALLENDE,     Che GUEVARA, Muammar GADDAFI,    Modibo KEITA, Patrice LUMUMBA,  Kwame NKRUMAH, Jerry RAWLINGS,               Sékou TOURE,
Ruben UM NYOBE.