Autres grands Français
Sautet
Réalisation, Scénario : Claude Sautet. 1970 ; 89'.  Avec : Michel Piccoli (Pierre Bérard), Romy Schneider (Hélène Haltig), Lea Massari (Catherine Bérard), Jean Bouise (François), Gérard Lartigau (Bertrand Bérard), Boby Lapointe (conducteur de la bétaillère), Hervé Sand (camionneur), Jacques Richard (infirmier-ambulancier), Betty Beckers (Annette, autostoppeuse), Dominique Zardi (autostoppeur), Gabrielle Doulcet (Guitte), Roger Crouzet (promoteur), Henri Nassiet (M. Bérard, le père de Pierre), Claude Confortès (médecin), Jerry Brouer (prétendant de Catherine)
 Pierre, architecte quadragénaire, a un accident sur route au volant de sa voiture. Ejecté sur l’herbe en pleine campagne, à peine conscient, il voit défiler sa vie : Hélène sa compagne actuelle, son passé, les évènements, les choses habituelles de la vie …
« La vie c’est l’incertitude, voilà ce que je crois. La dramaturgie de la vie, c’est l’incertitude. »      Claude Sautet
 Tu m’aimes parce que je suis là. Mais s’il faut traverser la rue pour me rejoindre, tu es perdu.
 "Les choses de la vie" c’est le quotidien des classes moyennes, rien de bien extraordinaire, sauf peut-être le sentiment d’inachevé d’une vie … 
 L’extraordinaire c’est la facture parfaite de Claude Sautet, le charme de Romy, le couronnement musical final qu’est la ‘’La chanson d’Hélène’’ … 
 Un film si émouvant ! 
 Une œuvre marquante du cinéma français.

Prix Louis Delluc 1969
Réalisation, Scénario : Claude Sautet. 1971 ; 110'.    Avec : Michel Piccoli (inspecteur Max), Romy Schneider (Lily Ackermann), Georges Wilson (le commissaire), Bernard Fresson (Abel Maresco), François Périer (commissaire Rosinsky), Boby Lapointe (P'tit Lu), Michel Creton (Robert Saidani), Henri-Jacques Huet (Dromadaire, l'indic), Jacques Canselier (Jean-Jean)
 Un inspecteur, issu de la bourgeoisie, est obsédé par son idée de débarrasser la société des grands malfaiteurs. 
 Il ourdit un plan devant servir d’exemple pour effrayer ceux-ci ; sans se soucier des conséquences sur de petits paumés ou ratés, contre lesquels il n’a pourtant rien …  
- Pourquoi il a fait ça ? 
- Je ne sais pas … 

… Il a rejoint les autres. Il a rejoint ceux qu’il poursuivait, dans le trou où il voulait les mettre.
« D'une beauté éblouissante, en ciré noir ou en robe rouge, entre charme vénéneux et pureté vertueuse, elle tient l'un de ses rôles les plus remarquables. Devant la caméra amoureuse de Sautet, Romy devient définitivement sa muse. »    Cinémathèque
Un Sautet qui mérite d'être connu !
Réalisation, Scénario : Claude Sautet. 1972 ; 110'.    Avec : Romy Schneider (Rosalie), Yves Montand (César), Sami Frey (David), Umberto Orsini (Antoine), Eva Maria Meineke (Lucie), Bernard Le Coq (Michel), Gisela Hahn (Carla), Isabelle Huppert (Marité), Henri-Jacques Huet (Marcel), Pippo Merisi (Albert), Carlo Nell (Jérôme), Hervé Sand (Georges)
 César, entrepreneur qui a fait fortune, vit heureux avec sa compagne Rosalie qu’il aime. L’apparition d’un amour de jeunesse de cette dernière, David, amène des nouveautés …
 « Dans le rôle de César, Yves Montand a une grande malignité animale. Et c'est très rare de trouver cela en France où nous n'avons pas ce genre de personnages à la fois forts et lâches comme un Lee Marvin ou un Karl Malden...
 Pour Rosalie, pendant trois mois, j'ai essayé de ne pas choisir Romy Schneider, comme j'avais déjà tourné deux films avec elle. Mais il n'y a rien eu à faire, il n'y avait qu'elle qui m'inspirait. Quand je tourne avec elle, je sens une espèce de force, de chaleur, de goût de la vie. Il m'arrive de la trouver dure, mais jamais froide. Et puis c'est une actrice qui, dans les films, aime les hommes. Elle a un caractère violent et une soif d'absolu qui me fascinent. »              Claude Sautet

 Rosalie radieuse,  entourée de César et David.
 Yves Montand arrive à ne pas vouloir prendre toute la place dans ce personnage qui n’est pas des plus avantagés. Il en résulte, même pour un spectateur non fan de l’homme, un respect pour l’acteur. L’une de ses meilleures interprétations, et certainement la plus sympathique.
Réalisation, Scénario : Claude Sautet. 1974 ; 118'.  Avec : Yves Montand (Vincent), Michel Piccoli (François), Serge Reggiani (Paul),  Gérard Depardieu (Jean Lavallée), Stéphane Audran (Catherine, femme de Vincent), Marie Dubois (Lucie, femme de François), Umberto Orsini (Jacques), Ludmila Mikaël (Marie,  jeune petite amie de Vincent), Antonella Lualdi (Julia, femme de Paul), Catherine Allégret (Colette, petite amie de Jean)
 Vincent, François, Paul et les autres sont des quinquas, amis depuis leur jeunesse. Ils se retrouvent très souvent le dimanche pour manger, se détendre, discuter …
 Ces hommes arrivés au tournant de la vie, trainent leurs problèmes, leurs peurs, leurs échecs. Surtout dans les rares confrontations avec leur quotidien, ou le silence des moments de solitude loin de la parenthèse dominicale. Ils dégagent alors une mélancolie qui nous touche d’autant plus qu’elle nous renvoie, généralement, notre propre image future, présente ou passée.
Prix Jean-Cocteau 1974 
Festival du film de Téhéran 1974 : Prix du meilleur film
Granier-Deferre
Réalisation : Pierre Granier-Deferre, Scénario : Pierre Granier-Deferre, Pascal Jardin. 1971 ; 86'.  Avec : Jean Gabin (Julien Bouin), Simone Signoret (Clémence Bouin), Annie Cordy (Nelly,  patronne de l'hôtel Floride), Jacques Rispal (le docteur), Harry Max (le retraité), Carlo Nell (l'agent immobilier), André Rouyer (le délégué), Yves Barsacq (l'architecte), Isabel del Rio (la fille à la moto), Renata Birgo (la crémière), Nicole Desailly (l'infirmière), Florence Haguenauer (Germaine), Georges Mansart (le garçon à la moto), Ermano Casanova (le patron du café)
 Un couple du troisième âge, vivant seuls dans un petit pavillon dont l’environnement meurt avec l’urbanisation galopante.
 La solitude à deux …
-... Aujourd’hui c’est trop tard pour se dérober. Il faut aller jusqu’au bout.
- Le bout de quoi ? 
- Le bout.
 Il parait que Chateaubriand, au dix-neuvième siècle, aurait dit «La vieillesse est un naufrage». 
 Cette formule a été reprise par le général de Gaule pour évoquer le maréchal Pétain et la France de l’Occupation. Bernadette Chirac, interrogée sur l’état de santé de Jacques Chirac au début du vingtième siècle, l’a approuvée avec une infinie tristesse. 
 Et si l’un des problèmes principaux de la vieillesse c’était la difficulté à communiquer, ou simplement l’incommunicabilité ? 

 Tout le talent de Pierre Granier-Deferre.
Une œuvre d’une exceptionnelle profondeur.
Réalisation : Pierre Granier-Deferre, Scénario : Pierre Granier-Deferre, Christopher Frank. 1981 ; 105'.  Avec : Michel Piccoli (Bertrand Malair), Gérard Lanvin (Louis Coline), Nathalie Baye (Nina Coline), Jean-Pierre Kalfon (François Lingre), Jean-François Balmer (Paul Belais), Pierre Michaël (Gérard Doutre, le chef de service de Louis), Madeleine Cheminat (Yvette, grand-mère de Louis), Victor Garrivier (Robert, père de Nina), Dominique Blanchar (mère de Louis), André Chaumeau (l'homme au bar qui décrit Bertrand Malair), Jacques Boudet (M. Blain, chef du personnel), Ariane Lartéguy (Salomé), Nicolas Vogel (René), Dominique Zardi (Gruault, chef des contentieux)
 Louis, jeune publicitaire, vit dans son petit appartement avec sa femme Nina. Il se voit confier de plus en plus de responsabilités par son nouveau directeur. Ce patron devient de plus en plus envahissant, au point d’agacer Nina …
« Tu sais Louis, ce qui t’arrive, c’est d’une totale banalité. 
 L’homme qui monte et la femme qui s’essouffle derrière. Elles aiment pas l’altitude … »                    Bertrand Malair

« Au fond, on s’entendait bien lui et moi … »               Louis
    Ah ...
Prix Louis-Delluc 1981 
 Ours d'argent meilleur acteur Berlin 1982 : Michel Piccoli
 César meilleure actrice second rôle 1982 : Nathalie Baye 
 Prix Jean-Gabin 1982 : Gérard Lanvin
Réalisation : Pierre Granier-Deferre, Scénario : Pierre Granier-Deferre, Pascal Jardin. 1971 ; 92'.          Avec : Simone Signoret (Tati Couderc), Alain Delon (Jean Lavigne), Ottavia Piccolo (Félicie), Jean Tissier (Henri Couderc), Monique Chaumette (Françoise), Boby Lapointe (Désiré), Pierre Collet (commissaire Mallet), François Valorbe (colonel Luc de Mortemont), Jean-Pierre Castaldi (l'inspecteur), Robert Favart (le préfet), André Rouyer (le gendarme)
 Dans la campagne française de l’entre-guerres, Jean un vagabond, rend service à une femme mure, la veuve Couderc. Elle l’embauche pour l’aider dans sa ferme. Bon travailleur, elle l’apprécie et tombe sous son charme bien qu’il lui ait avoué sortir de prison …
« Chasser la racaille hors de France est un devoir pour tous les Français. C'est un Juif ou un ... ?»                  colonel de Mortemont
 Les querelles de voisinage. La rumeur sur la vie privée d’une femme seule … Déjà les dénonciations.
 Et pourtant des élans de tendresse, et même d’amour.

Grand prix du cinéma français 1972
Tavernier
Réalisation : Bertrand Tavernier, Scénario : Bertrand Tavernier, Jean Aurenche. 1981 ; 124'.     Avec : Philippe Noiret (Lucien Cordier), Isabelle Huppert (Rose Marcaillou), Jean-Pierre Marielle (Le Péron et Georges), Stéphane Audran (Huguette Cordier), Eddy Mitchell (Nono "frère" d'Huguette), Guy Marchand (Marcel Chavasson, chef police), Irène Skobline (Anne, institutrice), Michel Beaune (Vanderbrouck), Jean Champion (Le curé), Victor Garrivier (Marcaillou), Gérard Hernandez (Leonelli), Abdoulaye Diop (Fête Nat), Daniel Langlet (Paulo, flic), François Perrot (colonel Tramichel), Raymond Hermantier (aveugle), Mamadou Dioum (interprète au cinéma), Samba Mané (Vendredi)
 Lucien Cordier, unique policier d'une petite bourgade africaine, est un être faible. Sa femme le trompe, les proxénètes le provoquent ouvertement, le représentant de l'ordre est la risée du village. Rabroué par son supérieur, Lucien entre dans une folie meurtrière.                           Synopsis officiel
-Ma petite Rose, oublies-tu les paroles du Notre Père : Pardonne-nous nos 
-offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés. 
-Et, alors ? 
-C’est des mensonges qu’on apprend aux enfants et qui leur restent dans la tête même s’ils savent que c’est pas vrai. 
-… !! 
« Marcaillou c’est pas pareil ; c’est pas comme Vendredi qui est un bon Nègre et qui a jamais fait de mal à personne ! »              Rose Marcaillou
 Face à une avalanche de veulerie, d’amoralité et de propos racistes ; l’humour noir de Tavernier.
Prix de l'Athénée, Festival de San Sebastián 1982  
Prix du public, Festival de Durban 1982 
Prix Méliés 1981
Round Midnight. Réalisation: Bertrand Tavernier, Scénario: Bertrand Tavernier, David Rayfiel. 1986 ; 133'.       Avec : Dexter Gordon (Dale Turner), François Cluzet (Francis Borler), Gabrielle Haker (Bérangère, fille de Francis), Sandra Reaves-Phillips (Buttercup), Lonette McKee (Darcey Leigh), Christine Pascal (Sylvie), Herbie Hancock (Eddie Wayne), Bobby Hutcherson (Ace), Pierre Trabaud (père de Francis), Frédérique Meininger (mère de Francis), Hart Leroy Bibbs (Hershell), Liliane Rovère (Madame Queen), Ged Marlon (Beau), Benoît Régent (le psychiatre); Victoria Gabrielle Platt (Chan Turner), John Berry (Ben), Martin Scorsese (Goodley), Philippe Noiret (Redon), Alain Sarde (Terzian), Eddy Mitchell (l'ivrogne au bar du Blue Note)
 Le retour a Paris d'un célèbre saxo-tenor, Dale Turner. Miné par l'alcool et la solitude, il retrouve l'inspiration grâce à l'un de ses fans.                         Synopsis officiel
 I hope, Lady Francis, that we live long enough to see an avenue named after Charlie Parker, a Lester Young Park, a Duke Ellington Square. And even, a street named Dale Turner.
« Lady Francis, there's not enough kindness in the world. »
                                                                            
Dale Turner
 Bertrand Tavernier, l’amoureux de jazz, en ouvre un peu les portes ici à ceux qui comme moi ne le connaissent pas. Et c’est fantastique !
 Une ode à l’amitié, un hommage au saxophone. 
 Une œuvre d'une grande tendresse.

César 1987 : Meilleure musique pour Herbie Hancock 
Oscars 1987 : Oscar de la meilleure musique de film pour Herbie Hancoc
Réalisation: Bertrand Tavernier, Scénario: Bertrand Tavernier, Jean Aurenche. 1975 ; 114'.     Avec : Philippe Noiret (Philippe d'Orléans, régent), Jean Rochefort (abbé Dubois), Jean-Pierre Marielle (marquis de Pontcallec), Marina Vlady (Marie-Madeleine de la Vieuville, marquise de Parabère), Christine Pascal (Émilie), Alfred Adam (François de Neufville, duc de Villeroy), Jean-Roger Caussimon (le cardinal), Gérard Desarthe (duc de Bourbon), Michel Beaune (capitaine La Griollais), Monique Chaumette (gouvernante de Pontcallec), François Dyrek (Montlouis), Jean-Paul Farré (père Burdo), Nicole Garcia (Fillon), Raymond Girard (Pierre Chirac, médecin du Régent), Jacques Hilling (abbé Gratellard), Bernard La Jarrige (Amaury de Lambilly), Monique Lejeune (Mme de Sabran)
 1719 sous la Régence, Louis Dubois, ministre et ami de Philippe d’Orleans, réputé pour son esprit libéral, va être contraint de réprimer la révolte bretonne menée par le marquis de Pontcallec afin de satisfaire ses alliés anglais.                      Synopsis officiel
 Certains historiens n'ont vu dans la Régence que sa face frivole ou licencieuse et dans le duc d'Orléans qu'un « hédoniste cynique » qui a ruiné l'œuvre de Louis XIV par sa politique de réaction et ses expériences aventureuses. Certes, le Régent a remis la monarchie sous la tutelle du droit de remontrances du parlement, qui s'opposera aux réformes les plus utiles durant tout le 18e siècle. Mais il a conservé l'essentiel de son héritage : le sens de l'État et le renforcement de l'unité française. Il a su éviter les troubles des précédentes régences et maintenir la paix de l'Europe grâce à son alliance anglaise. Par le système de Law, il a contribué à la prospérité de la France au 18e siècle. Et les idées et les mœurs qu'il a débridées iront vers un idéal de liberté.      Encyclopédie Larousse
- Quel musicien vous auriez été, Monseigneur ! 
- C’est inouï tout ce que j’aurais pu être si je n’avais pas été régent ; c’est-à-dire rien du tout.
 Philippe d’Orléans, régent de France, amoureux de musique, a un peu composé. "Que la fête commence…", dont la musique lui est due, restera sans doute l’une des œuvres les plus marquantes du grand Tavernier. 
Prix Méliès 1975
Césars 1976 : second rôle Jean Rochefort, réalisateur Bertrand Tavernier
et les Autres...
Réalisation: Louis Malle, Scénario: Louis Malle, Roger Nimier. 1958 ; 91'.     Avec : Jeanne Moreau (Florence Carala), Maurice Ronet (Julien Tavernier), Georges Poujouly (Louis), Yori Bertin (Véronique, la jeune fleuriste), Lino Ventura (commissaire Cherrier), Iván Petrovich (Horst Bencker, touriste allemand), Jean Wall (Simon Carala), Elga Andersen (Frieda Bencker), Félix Marten (Christian Subervie), Gérard Darrieu (Maurice, gardien d'immeuble), Micheline Bona (Geneviève), Hubert Deschamps (substitut du procureur), Marcel Cuvelier (réceptionniste du motel), Charles Denner (inspecteur qui interroge Tavernier), François Joux (commissaire), Marcel Journet (président du conseil d'administration), Jean-Claude Brialy (client du motel joueur d'échecs)
 Julien Tavernier, un employé ancien para, envisage de tuer son patron avec la complicité de la femme de ce dernier dont il est l’amant. Mais ils n’avaient pas prévus les péripéties inattendues …
 Un bon polard qui innovait. Plein de jeunes qui allaient devenir des acteurs de légende comme Jeanne Moreau, Maurice Ronet, Lino Ventura, Charles Denner , Jean-Claude Brialy ; le tout réhaussé par la musique de Miles Davis.
Prix Louis-Delluc 1957 
Grand Prix Académie Charles-Cros au disque bande originale  de Miles Davis
Réalisation, Scénario: Louis Malle. 1963; 108'. Avec : Maurice Ronet (Alain Leroy), Léna Skerla (Lydia), Yvonne Clech (Mlle Farnoux), Hubert Deschamps (D'Averseau), Jean-Paul Moulinot (Dr La Barbinais), Mona Dol (Mme La Barbinais), Pierre Moncorbier (Moraine), René Dupuy (Charlie), Bernard Tiphaine (Milou), Bernard Noël (Dubourg), Ursula Kubler (Fanny), Jeanne Moreau (Éva), Alain Mottet (Urcel), François Gragnon (Jérome Minville), Romain Bouteille (François Minville)Jacques Sereys (Cyrille Lavaud)Alexandra Stewart (Solange)Claude Deschamps (Maria), Tony Taffin (Brancion)Henri Serre (Frédéric)Darling Légitimus (Chantal)Michéle Mahaut (Michèle).
Un homme jeune traîne son mal-être. Un feu-follet allant inéluctablement vers son autodestruction.
-Oui, j’ai vieilli. Je n’ai plus d’espoir mais j’ai une certitude : je suis sorti de ma jeunesse pour entrer dans une autre vie. Toi tu tournes le dos. Tu refuses l’âge adulte. Tu restes enfoncé dans ton adolescence. C’est de là que vient ton angoisse. 
-Difficile d’être un homme… Il faut avoir envie.
 
-Tu n’es pas fatigué des mirages ? 
-J’ai horreur de la médiocrité. 
-Depuis dix ans tu vis dans une médiocrité dorée.  
-J’en ai assez justement. J’arrête tout. Je ne veux pas vieillir.

 Un grand Maurice Ronet dans son premier rôle majeur.
 La lassitude de la vie se conçoit. S’il faut en chercher une explication, ne faut-il pas regarder la force personnelle, les échecs ou traumatismes, ... ? La responsabilité d’autres personnes peut intervenir. Rendre les autres seuls responsables est, à mon avis, excessif. Vouloir leur faire porter cette croix pour l’éternité est inacceptable.

Mostra de Venise : Prix Spécial du Jury
Réalisation: Louis Malle, Jacques-Yves Cousteau ; Scénario: Jacques-Yves Cousteau. 1956 ; 86'.    Avec : Frédéric DUMAS, Albert FALCO, Jacques-Yves COUSTEAU, François SAOUT, André BOURNE-CHASTEL, Marcel COLOMB, Simone COUSTEAU
 À bord du "Calypso", le commandant Jacques-Yves Cousteau et ses hommes sillonnent les mers. Armés de leurs scaphandres, ils explorent les profondeurs des eaux et en découvrent ses habitants.
                                                    Synopsis officiel
 À cinquante mètres de la surface, des hommes tournent un film. Munis de scaphandres autonomes à air comprimé, ils sont délivrés de la pesanteur. Ils évoluent librement.
 Pour faire ce film, ils ont promené leurs caméras à travers, Méditerranée, Mer Rouge, Océan Indien, Golfe Persique à la découverte d’un monde étrange, presque inconnu, le monde du silence. 

« Il a développé l’imagination de toute une génération. Je pense qu’il a eu un impact profond sur tous les hommes de la planète. »              James Cameron
 Il a montré au public la beauté de la plus grande partie de cette planète, la mer. Et ses merveilles. Il a été l’un des premiers écologistes. Hommage au commandant Cousteau.
Palme d'or Festival de Cannes. 1956
Prix Méliès 1956
Oscar du meilleur film documentaire 1957
Réalisation: Roger Vadim ; Scénario: Roger Vadim, Raoul Lévy. 1956 ; 95'.    Avec : Brigitte Bardot (Juliette Hardy), Curd Jürgens (Eric Carradine, entrepreneur amoureux de Juliette), Jean-Louis Trintignant (Michel Tardieu), Christian Marquand (Antoine Tardieu, le beau-frère de Juliette et amant de celle-ci), Georges Poujouly (Christian Tardieu,  jeune frère de Michel), Jane Marken : Mme Morin (tutrice de Juliette) 
Paul Faivre (M. Morin), Isabelle Corey (Lucienne, amie de Juliette), Marie Glory (Mme Tardieu), Léopoldo Francès (danseur noir qui répète), Roger Vadim (copain d'Antoine dans le car)

 Juliette, une jeune femme d'une beauté redoutable, n'attire que convoitises autour de sa personne. Trois hommes se disputent son coeur indécis.                   Synopsis officiel
-J’ai peur … 
-
De quoi ? 
-C’est difficile d’être heureux.
 Ce mélodrame familial eut un succès retentissant lors de sa sortie, surtout aux États-Unis et dans les pays d'Amérique latine. L'intrigue principale est assez conventionnelle et on s'intéresse peu aux activités de Carradine. Par contre, Vadim impose avec Brigitte Bardot un nouveau type de femme moderne, libre des mouvements de son corps et de l'élan de ses désirs, à cent lieues des stéréotypes antérieurs du cinéma français.               Larousse Encyclopédique
 Elle a été une femme libre. Elle a été, au grand dam des conservateurs et des bigotes, éclatante de sensualité et de beauté. Elle été le symbole du charme français. 
 A ce titre elle mérite une place dans le cinéma français.

Réalisation: Robert Enrico ; Scénario: Robert Enrico, Francis Ryck, Pascal Jardin. 1974 ; 102'.    Avec : Jean-Louis Trintignant (David Daguerre), Marlène Jobert (Julia Vandal), Philippe Noiret (Thomas Bertelot), Jean-François Adam (Claude Vandal), Solange Pradel (Greta), Antoine Saint-John (gardien), Pierre Danny (chef commando), Patrice Melennec (gendarme du barrage), Michel Delahaye (médecin), Maurice Vallier (Beltram), Frédéric Santaya (homme aux oiseaux), Jean-Claude Fal (forestier), Yves Charbonel (motard)
 Retenu dans une prison psychiatrique, David Daguerre s’en évade en tuant un gardien, puis trouve asile dans une maison isolée des Cévennes. Il dit être pourchassé pour avoir vu quelque chose qu’il n’aurait jamais dû voir. Thomas, ancien militant politique, se prend d’amitié pour cet homme traqué qui réveille en lui le goût de l’aventure…                              Synopsis officiel
 Certains ont estimé que ce film devait être placé dans un contexte de contestation de "la société de consommation". Qu’il était invraisemblable, et qu’on nageait en plein délire ou même de paranoïa post-soixante-huitarde. 
 Ayant vu, comme tout le monde, tout ce qui se passe sur cette terre, encore actuellement, je suis plus circonspect. Je suis presque sûr, au risque d’être assimilé à un "complotiste" pour utiliser un mot actuel, qu’il y a des choses qu’on ne peut pas savoir ! Et même plus, je crois au « Secret ».