Paul Gauguin
1848 Paris - 1903 Atuona, Hiva Oa (Îles Marquises)
Elle était peu jolie, en somme, selon les règles européennes de l’esthétique. Mais elle était belle. Tous ses traits offraient une harmonie raphaélique dans la rencontre des courbes, et sa bouche avait été modelée par un sculpteur qui parle toutes les langues de la pensée et du baiser, de la joie et de la souffrance. Et je lisais en elle la peur de l’inconnu, la mélancolie de l’amertume mêlée au plaisir, et ce don de la passivité qui cède apparemment et, somme toute, reste dominatrice.
Paul Gauguin. Noa Noa, Voyage de Tahiti
Madame Mette Gauguin en robe du soir,
1884. 65x54cm, Nasjonalgalleriet, Oslo
Le Christ Jaune, 1889. 92x73cm, Buffalo Knox Art Museum
Eve Bretonne,1889, 34x32cm, McNay Art Museum, San Antonio, USA
Etude d'un nu, 115x80cm, 1880.
Ny Carlsberg Glyptotek, Copenhagen
La danse des quatre bretonnes, 1886. 72x91cm, Neue Pinakothek, Munich
Le Village de Pont-Aven, 1894, 73x92cm, Private collection
La femme des Caraibes, 64x54cm, Private collection
Ea haere ia oe ? (Où vas-tu ?), 1893, 91x71cm, The Hermitage, St. Petersburg
Manao Tupapau (L'esprit des morts veille), 1892. 73x92cm, Albright-Knox Art Gallery, Buffalo
Nous n'irons pas au marché aujourd'hui (Ta Matete), 1892, 73x92cm, Öffentliche Kunstsammlung, Basel
Ce silence la nuit à Tahiti est encore plus étrange que le reste... Je comprends pourquoi ces individus peuvent rester des heures , des journées assis sans dire un mot.
Lettre à sa femme Mette.
Te Faaturuma (Le Silence), 1891, 91x69cm, Worcester Art Museum, USA
D'où venons-nous ? Que sommes-nous ? Où allons-nous ? 1897. 141x346cm, Museum of Fine Arts, Boston