Votre œuvre, Monsieur, est déjà trop vaste pour que j’essaie ici de l’embrasser tout entière. Trop diverse aussi. Votre talent, qui se prend à tous les sujets, change si aisément ses formes et ses allures. Tantôt, — dans votre Bramble, par exemple, — c’est un humour tranquille, voilé, à la fois ironie légère et sympathie compréhensive, et, tout d’un coup les plus libres, étincelantes fantaisies de l’esprit : feux d’artifice d’idées qu’allument, à propos de tout et de rien, le jeune Français Aurelle et l’Irlandais O’Grady autour du placide colonel ; rapides fusées qui montent, divergent, élancées parfois jusqu’au ciel métaphysique.
Dans Climats, l’histoire d’une passion, le point de vue et le procédé sont renversés. Les personnages sont trop complexes pour se laisser dessiner d’un trait. Ils changent, ils évoluent. Vous ne les décrivez pas ; ils s’étudient, se racontent, se confessent. Peu à peu le fond des âmes, leurs frémissements les plus secrets se révèlent. Nous voyons la naissance obscure des sentiments, leurs flux et leurs reflux, les fugitives nuances dont s’irisent leurs ondes. ...
Le malheur de Philippe, c’est de s’être abandonné à son rêve. ...
André CHEVRILLON (extrait Réponse au discours de réception d’André Maurois à l'Académie française)
Climats fut salué par la presse comme un chef-d’œuvre.
"On relira Climats ! Ce n'est pas un de ces livres qui passent."
"Climats est une symphonie riche de nuances, d'analyses aiguës..."
"Monsieur Maurois a écrit là son meilleur roman. Jamais son style n'atteignit cette souplesse ... "