- Tu te souviens du vieux Flannigan ?
- Ils voulaient qu’on puisse se débarrasser du parachute rapidement quand il y avait du vent.
- Un gars avec des nerfs d’acier !
- Il a dit qu’il va lâcher le parachute en l’air , s’accrocher aux fils et descendre comme çà.
- Je le vois lâcher le parachute à 500 pieds et n'attraper que l’air. Le parachute est 20 pieds au-dessus de lui. Il s’est planté dans le sol comme un couteau.
- Je parie qu’on ne lui a pas chanté la chanson ?
- Quelle chanson ? demande une recrue
- Beautiful streamer, sac à merde !
- Il est passé devant moi, les bras tendus gesticulant vers son parachute qui flottait en haut …
- Voici ce que chante le mec qui fend l’air et dont le parachute ne s’est pas ouvert :
Beautiful streamer, Open for me,
The sky is above me, But no canopy,
Counted ten thounsend, Pulled on the cord.
My chute didn’t open I shouted ‘’Dear Lord’’.
Beautiful streamer, This looks like the end,
The earth is bellow me, My body won’t bend.
Just like a mother Watching over me,
Beautiful streamer, Ohhhh, open for me.
Henry King , 1952, 1h54, avec Gregory Peck, Susan Hayward, Ava Gardner, Hildegard Knef
Se croyant proche de la fin, un écrivain, journaliste, grand voyageur revient sur sa vie, ses quêtes, ses échecs…
- Je suis allé en Espagne en quête du Saint Graal. Mais ils l’ont brisé, brisé en mille morceaux…
- Le Graal !
- En réalité, c’est moi qui l’ai tué.
- Je ne comprends pas.
- …
- Sors l’enveloppe, elle est pour toi. Tu y trouveras l’héritage que je te laisserai.
- Je n’ai besoin de rien.
- Es-tu sûr ?
- L’argent afflue…
- Ce n’est pas de l’argent. J’ai eu du mal à trouver ce que je voulais te laisser. Finalement j’ai écrit une petite chose, une énigme [a riddle].
- Je vais voir çà…
- Je veux que tu la lises seulement après ma mort. Tu risquerais de me demander la solution ; et je ne la connais pas. Mais si tu la trouves, elle te sauvera.
Kilimanjaro is a snow-covered mountain 5900 m high, and is said to be the highest mountain in Africa. Close to the western summit there is the dried and frozen carcass of a leopard.
No one has explained what the leopard was seeking at that altitude.
Steven Spielberg , 1952 , 3h15
Liam Neeson, Ben Kingsley, Ralph Fiennes
Oskar Schindler, un industriel allemand, a parfaitement compris, en 1939, que l'occupation de la Pologne pouvait lui procurer de réelles occasions de s'enrichir. Il prend donc la direction d'une fabrique d'articles de cuisine, devient le fournisseur de l'armée allemande et prospère en effet. Tandis qu'il fréquente assidûment les nazis de Cracovie, dont la camaraderie est essentielle à ses affaires, il embauche, sur les conseils de son comptable, Itzhak Stern, des travailleurs juifs. Peu à peu, au contact des uns et des autres, il prend conscience de la barbarie du régime qu'il sert et de la terrible menace qui pèse sur ses ouvriers. Le collaborateur insouciant va brusquement basculer dans la résistance... Télérama
La famille du diable est-elle intrinsèquement mauvaise ? Les choses ne sont pas forcément noires ou blanches, pas toujours… Une leçon d’humanisme.
Le film le plus émouvant sur le génocide des juifs par les Nazis.
John Huston , 1975 , 2h10
Sean Connery, Michael Caine, Christopher Plummer
Les aventures de deux anciens soldats britanniques qui sont allés au mythique Kâfiristân, pays inviolé depuis Alexandre le Grand, afin d’y ramener un trésor.
Un grand film d’aventures qui brille par les paysages, les décors, le scénario ; une réflexion sur l’évolution de deux hommes face à la chance ou le hasard, et devant le pouvoir.
Réalisation, Scénario : Denys Arcand ; 1986, 102 mn. Avec : Pierre Curzi, Rémy Girard, Yves Jacques, Daniel Brière, Dominique Michel, Louise Portal, Dorothée Berryman, Geneviève Rioux, Gabriel Arcand.
Des universitaires québécois se réunissent, mangent, discutent de leurs problèmes, leurs vies, leurs interrogations.
Ce film est donc très proche de moi, de ma vie et de celles de mes amis. C'est pourquoi il met en scène des intellectuels, au lieu des habituels policiers, bandits ou mannequins qui remplissent généralement les écrans. Denys Arcand
Une totale réussite. Avec parfois des interrogations, un regard sur le grand voisin, auquel leur destin semble lié.
Réalisateur : Jeremy Leven ; 1995, 100 mn. Avec : Johnny Depp (Don Juan De Marco), Marlon Brando (Dr Jack Mikler / Don Octavio), Faye Dunaway (Marilyn Mickler), Géraldine Pailhas (Doña Ana), Bob Dishy (Dr Paul Showalter), Rachel Ticotin (Doña Inez), Talisa Soto (Doña Julia), Stephen Singer (Dr. Bill Dunsmore)
Où est la frontière entre la sensibilité, ou la poésie ou le rêve selon le mot qu'on préfère, et ce que certains appellent la folie ?
- Do you know who I am?
- Yes.
- What would you say to someone who would tell you that this is a psychiatric hospital and that you are my patient?
- This is a limited and non-creative view of the situation. ... Don Octavio, you are a great lover, like myself, even if you have lost your way, and your accent.
Réalisateur : Anthony Mann ; Scénario : Ben Barzman, Basilio Franchina, Philip Yordan. 1964 ; 188 mn.
Avec : Sophia Loren (Lucilla), Stephen Boyd (Livius), Alec Guinness (Marc Aurèle), James Mason (Timonides), Christopher Plummer (Commode), Anthony Quayle (Verulus), John Ireland (Ballomar), Omar Sharif (Sohaemus), Mel Ferrer (Cleandre)
Une monumentale réflexion sur les raisons de la chute du plus grand empire antique. Sont évoquées les rivalités intérieures pour le pouvoir, la corruption, la montée en puissance des Barbares, leur infiltration, leurs révoltes, …
Un sujet intemporel :
D'ordinaire, les empires conquérants meurent d'indigestion. Victor Hugo
Réalisation : Franklin Schaffner ; Scénario : Rod Serling, Michael Wilson. 1968 ; 112 mn. Avec : Charlton Heston (George Taylor), Roddy McDowall (Cornélius), Kim Hunter (Zira), Maurice Evans (docteur Zaïus), James Whitmore (président de l'assemblée), James Daly (Honorious), Linda Harrison (Nova), Robert Gunner (Landon), Lou Wagner (Lucius), Woodrow Parfrey (Maximus), Jeff Burton (Dodge), Buck Kartalian (Julius)
Vers la fin du 20e siècle, les Américains envoient un vaisseau vers une exoplanète. Voyageant à une vitesse proche de celle de la lumière, ils arrivent à destination au bout de quelques années de sommeil pour eux ; mais environ 2000 ans pour un habitant de la terre conformément à la théorie de la relativité. Ils découvrent des choses.
« Une chose m’intrigue, l’homme cet être si merveilleusement doué, cet extraordinaire paradoxe qui m’a expédié dans les étoiles, est-ce qu’il fait toujours la guerre à son frère ? Est-ce qu’il laisse toujours mourir de faim les enfants de son voisin ? »
Taylor, dans le vaisseau pendant le voyage.
Taylor s’échappe pour aller explorer la zone interdite.
- Zira : Je me demande ce qu’il va trouver là-bas ?
- Zaïus : Son destin.
LE grand film d’anticipation. Et qui sera toujours d’actualité.
Oscar d'honneur du maquillage John Chambers ; National Board of Review : Inscription sur la liste des dix meilleurs films de l'année 1968 ; Genesis Awards Meilleur film classique ; National Film Registry : Inscription au registre national des films des États-Unis ; Jules Verne Awards Meilleur film légendaire ; Online Film & Television Association : Inscription au temple de la renommée des films de l'OFTA
La nuit de l'iguane d’après la pièce de Tennessee Williams. Réalisation : John Huston ; Scénario: John Huston, Anthony Veiller. 1964 ; 125 mn. Avec : Richard Burton (révérend Dr T. Lawrence Shannon), Ava Gardner (Maxine Faulk), Deborah Kerr (Hannah Jelkes), Sue Lyon (Charlotte Goodall), Grayson Hall (Judith Fellowes), Cyril Delevanti (N Jelkes), James Ward (H Prosner), Mary Boylan (Miss Peebles), Skip Ward (Hank Prosner), Gladys Hill (Mlle Dexter)
Un pasteur qui a failli devient guide touristique. Il entreprend un voyage avec un groupe de femmes.
-What is she talking about?
-You'd better go now, Miss Fellowes. The party's over. Right now, I'm no longer in a position to discharge my responsibility of protecting you. Responsibility from which you discharged me. Just go, Miss Fellowes. Just go.
-What did you shut me up for? It's time somebody told that old dame off.
-Miss Fellowes is a highly moral person. And if she ever recognized the truth about herself, it would destroy her.
Une œuvre sur la tentation, l’épreuve, la vie tout simplement. Et, peut-être, un hymne à la tolérance !
Oscar meilleure actrice second rôle Grayson Hall. Golden Globes meilleur film dramatique. San Sebastián International Film Festival best Actress Ava Gardner.
Sur la route de Madison d’après le roman de Robert James Waller. Réalisation : Clint Eastwood ; Scénario: Richard LaGravenese. 1995 ; 135'. Avec : Clint Eastwood (Robert Kincaid), Meryl Streep (Francesca Johnson), Victor Slezak (Michael Johnson), Annie Corley (Caroline Johnson), Jim Haynie (Richard Johnson), Phyllis Lyons (Betty), Debra Monk (Madge), Michelle Benes (Lucy Redfield)
La rencontre, sur quelques jours, d’une mère de famille quadragénaire et d’un photographe mature de passage.
"There is a pleasure in the pathless woods... There is a rapture on the lonely shore... There is society where none intrudes... By the deep sea and music in its roar... I love not man the less, but Nature more... From these our interviews, in which I steal... From all I may be, or have been before... To mingle with the Universe and feel... What I can ne'er express, yet cannot all conceal." The quote is Byron's. Robert
After reading all this, I hope you can now understand my burial request. It was not the ravings of some mad old lady. I gave my life to my family. I wish to give Robert what is left of me. Francesca
Clint Eastwood, un des derniers garants du classicisme à l’américaine, transforme ici un roman écœurant en une pépite bouleversante, efficace, juste et sobre. Il capte le présent soudain décuplé d’un amour naissant. Un ensemble de gestes, de regards, de paroles fragiles saisis avec une pudeur confondante.
L’âge plutôt avancé de ce couple adultérin — Eastwood, qui n’en finit pas de vieillir en beauté, et Streep, hypersensuelle — ajoute bien sûr de l’intensité à cette rencontre de hasard. Sur la route de Madison, c’est aussi une manière sensible de filmer la campagne, le soleil rasant, la poussière dansante, le passage du vent dans les cheveux. Mélo contemplatif qui fait la part belle aux paysages déserts, à d’insolites ponts couverts, le film donne à vivre dans un même mouvement les secondes suspendues de bonheur et la perspective d’un chagrin durable… Télérama
Blue Ribbon Award Meilleur film étranger, BMI Award Meilleure musique de film, Kinema Junpo Award Meilleur réalisateur d'un film étranger, Prix du film Mainichi : Prix du choix des lecteurs Meilleur film étranger en 1996
Nos plus belles années. Réalisation : Sydney Pollack ; Scénario: Arthur Laurents. 1973 ; 118'. Avec : Barbra Streisand (Katie Morosky), Robert Redford (Hubbell Gardiner), Bradford Dillman (J. J.), Lois Chiles (Carol Ann), Patrick O'Neal (George), Viveca Lindfors (Paula), Allyn Ann McLerie (Rhea), Murray Hamilton (Brooks), Herb Edelman (Bill), Diana Ewing (Vicki), Sally Kirkland (Pony), Marcia Mae Jones (Peggy)
La rencontre, à l’université, de deux jeunes étudiants : un play-boy bon vivant et une militante communiste engagée. Leur parcours en dépit des différences idéologiques et de classes.
Une belle histoire d’amour dans l’Amérique des années 1930 à 1950. Les problèmes de la vie individuelle sur le fond historique des luttes sociales, de la Seconde Guerre et, ensuite, le Maccartisme.
Oscar et Golden Globes 1974 pour la chanson originale The Way We Were
BAFTA 1975 Meilleure actrice pour Barbra Streisand
Réalisation : Martin Scorsese ; Scénario: Paul Schrader. 1976 ; 113'. Avec : Robert De Niro (Travis Bickle), Cybill Shepherd (Betsy), Peter Boyle (Sorcier), Jodie Foster (Iris "Easy" Steensma), Harvey Keitel ("Sport" Matthew), Leonard Harris (Charles Palantine), Albert Brooks (Tom), Norman Matlock (Charlie T), Victor Argo (Mario), Steven Prince (Andy), Joe Spinell (recruteur Taxis), Richard Higgs (agent Services secrets), Martin Scorsese (client taxi regardant sa femme), Murray Moston (maquereau d'Iris)
Ancien Marine's revenu du Viêt Nam, Travis se fait embaucher comme chauffeur de taxi à New York. De sa voiture, il guette les clients, épie leurs visages, roule au gré de son humeur dépressive dans les rues de la ville, comme un étranger. Travaillant le plus souvent de nuit dans les quartiers les plus malfamés, il poursuit son voyage intérieur, existentiel, tandis qu'une voix off en livre le message au spectateur. Encyclopédie du film, Larousse
-What makes you so high and mighty? Will you tell me that? Did you ever try looking at your own eye balls in the mirror?
-What’ll you do about Sport and that old bastard?
Now I see it clearly. My whole life has pointed in one direction. I see that now. There never has been any choice for me.
Taxi Driver m’a, entre autres, laissé songeur sur les individus isolés qui, un jour, sans raison explicable, ont tiré sur plusieurs personnes.
1976: Palme d'or Festival de Cannes, Hochi Film Award Meilleur film étranger
National Film Registry 1994
Vol au-dessus d'un nid de coucou. Réalisation, Scénario: Miloš Forman, Lawrence Hauben, Bo Goldman. 1975; 133'. Avec: Jack Nicholson (Randle Patrick McMurphy), Louise Fletcher (Mildred Ratched), William Redfield (Harding), Michael Berryman (Ellis), Peter Brocco (Col. Matterson), Dean R. Brooks (Dr. John Spivey), Scatman Crothers (Orderly Turkle)
Au début des années 60, Mc Murphy un condamné pour délit sexuel, est transféré de la prison à une clinique psychiatrique. Il se révèle contestataire et perturbant dans cet environnement bien tenu. Les praticiens en viennent à se demander s’il est réellement fou.
-Tiens, un chewing-gum. - Merci.
-Quoi ! Tu parles !! -[Sourires]
-Et tu entends aussi ? -Tu parles !
-Merde, c’est la meilleure ! Et ces cons te croient sourd et muet ! -Sûr.
-Ah, c’est trop chouette ! Tu les as baisés en beauté ! -[Sourires]
Milos Forman fut un dissident Tchèque qui a émigré aux USA après le Printemps de Prague. Beaucoup ont donc donné au film le sens politique qui leur paraissait évident. C’est possible, mais ne faudrait-il pas alors élargir ce sens à toute société fortement organisée, fortement orientée ?
Le questionnement philosophique me semble plus intéressant. C’est quoi la folie ? Quelles en sont les limites ? Le traitement pratiqué par les institutions psychiatriques est-il humainement, et même scientifiquement, justifiable ?
LAFCA, Golden Globe USA ; Palme d'or Cannes, BAFTA UK