Le fleuve de la savane et du Sahel qui s'est fouvoyé dans le Sahara
Un fleuve d’environ 4200 km touchant six pays. Il est le poumon du Mali où il fait 40% de son parcours. Certains pensent que son nom international vient du latin niger, noir, pour désigner Le Fleuve des Noirs. Beaucoup de spécialistes pensent que ce nom vient du touarègue ngher abréviation de gher n gheren, Le Fleuve des fleuves. Son nom pour les Mandingues est Djoliba, c’est-à-dire Le Grand Fleuve, étymologiquement Le Fleuve rouge ou Le Fleuve de sang à cause de la coloration brune de ses eaux près des terres.
Au Mali il permet la navigation entre Bamako et la Guinée, et entre Ségou et le Nord du pays. Ses rives, ses crues nourrissent les régions les plus productrices de céréales du pays.
Après Bamako, le Niger quitte les plateaux élevés pour s'étaler dans la vaste savane entre Koulikoro et Macina.
Le Barrage de Sansanding à Markala
Au delà de Ségou, à partir de Markala, commence la deuxième étape, le Sahel.
Le Niger dans le Sahel, plaine herbeuse, entre Ségou et Mopti.
Le bateau du voyage sur le Niger.
Après Mopti ; c'est la dernière étape, le début du Sahara
Le Lac Debo, alimenté en partie par le Niger.
Plus grand lac du Mali. Avant les dérèglements climatiques, il frôlait les 200 km².
A Tombouctou, le Niger atteint presque son point le plus septentrional.
La Mosquée de Djingareyber, Tombouctou
A la fin de la saison des crues, le bateau embourbé a eu besoin d’être tiré par les jeunes passagers !
Au nez d’une population aquatique à l’hospitalité discutable …
Le Grand Fleuve, après Tombouctou, comme s’il réalisait qu’il était inutile d’affronter le désert, se tourne alors vers Gao, et l’océan.
Gao, métropole du Nord-Mali
La Mosquée de Kankan Moussa, empereur mandingue du 14e siècle, à Gao.
Gao. Le Tombeau des Askia, empereurs songhaïs, 15-16e siècle.